Beaucoup sont ceux qui accusent l’ENERCA de ne pas être à la hauteur de satisfaire les multiples besoins pressants en matière de la fourniture de l’électricité. Beaucoup sont portant eux-mêmes à l’origine de certaines perturbations et délestages sans qu’ils ne s’en rendent compte. 

Un risque de délestage permanant se pointe à l’horizon si l’on ne fasse attention. Les constructions anarchiques à côté des poteaux électriques ou sur des lignes souterraines perturbent le travail de l’ENERCA. La responsabilité du Ministère de l’Urbanisme et la Mairie de Bangui est engagée pour éviter le pire. 

Aujourd’hui, il faut reconnaitre qu’il est très difficile de rattraper un retard de près de 40 années malgré les efforts du gouvernement. Mais l’Energie Centrafricaine par le canal de ses responsables ainsi que l’appui des partenaires et du gouvernement s’efforcent toujours à satisfaire les besoins pressants de la population en matière de la fourniture de l’énergie. Et en sus, plusieurs travaux sont en cours pour l’augmentation de la production de l’électricité. 

Les actes d’incivisme comme ceux précités, qui échappent à plus d’un, ont été constatés. Et il y a l’urgence de sauver la situation en sévissant sur les contrevenants.

Après constat, l’ENERCA avait organisé une visite de terrain avec la presse pour observer les difficultés auxquelles elle ne cesse d’être confrontée au jour le jour et lesquelles des difficultés constituent surtout un danger permanent pour la population.

Cette visite des avenues et des constructions anarchiques a produit un constat amer, surtout pour les lignes de transmission souterraine. 

Selon les experts et techniciens, il y a trois grandes lignes souterraines dont deux sont endommagées et abandonnées à cause de ces constructions qui emprisonnent ces lignes et les poteaux électriques.

La ligne de SOCATEL et celle de l’ENAM sont défectueuses et l’unique qui reste est celle de SICA 2 toujours étouffée par ces constructions qui ne favorisent pas l’accès directs des techniciens au poteau électrique en cas de panne. Des maisons d’habitation, des kiosques de vente et autres sont construits sur cette ligne électrique alors que les usagers sont bien informés dudit passage de la ligne mais ils s’obstinent toujours à ne pas libérer le secteur.

Le cas du 8ème arrondissement juste en face du commissariat est très parlant et nous interpelle tous : des kiosques ont été déposés devant cette construction de haute tension. C’est un grave danger permanent qui risquerait de faire couter la vie à plusieurs personnes. Même des femmes domestiques attisent le feu juste à côté alors que ceci ne devrait pas être fait.

Le chef de service d’exploitation et de distribution, représentant du Directeur d’Etude et de la Distribution M. Jean-Sylvestre ZANGBE précise que « la majorité de nos installations est emprisonnée par la construction anarchique des maisons, des kiosques de vente des débits de boisson » tout en spécifiant que « nous sommes entrain de faire un travail en collaboration avec le Ministère de l’Urbanisme ».

A la population et ces usagers qui courent ces risques de mort sans qu’ils ne le sachent, M. Jean-Sylvestre ZANGBE précise : « le courant fait du bien mais c’est un danger en voyant cette allure. Il a besoin de l’air d’où la nécessité de dégager assez d’espace afin que les techniciens puissent avoir accès rapide et facile à la ligne de transmission en cas de cours circuit ou de panne. Il en va de leur sécurité ».

De tout ceci, la Mairie de Bangui a une lourde responsabilité de ces dangers qui se profilent à l’horizon car c’est aussi elle qui attribue ces espaces de construction des kiosques et les espaces dédiés à la vente des boissons, elle en perçoit les taxes alors qu’elle expose les usagers à un danger de mort. Pour ce qui concerne le Ministère de l’Urbanisme, il va falloir qu’une étude sur l’état des lieux soit faite au préalable et surtout sur la fameuse problématique de l’impact environnemental.

De tout ce qui précède, il y a une urgence et par conséquent, un travail en synergie doit être fait le plus vite entre la Mairie de Bangui, le Ministère de l’Urbanisme et l’ENERCA pour sauver la situation actuelle. Aussi, il revient à la population de prendre conscience de ce danger car il en va de sa propre vie.

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