Après l’avalanche des nominations par le Chef de l’Etat Centrafricain, au lendemain de l’accord de Khartoum et de l’entente d’Addis Abeba, de l’avis de tous, il est constaté que le pouvoir n’a pas tardé pour enclencher l’opérationnalité de l’accord de paix.

Il n’empêche que certaines de ces nominations ont fait polémiques, conduisant certains acteurs à aller jusqu’à saisir la cour constitutionnelle pour des présomptions dunon-respect de la constitution centrafricaine.

Même si ces initiatives sont soldées par un échec, il convient de souligner que pour certains, un autre choix aurait pu être fait par le Chef de l’Etat.

A supposer qu’il y’a toujours plusieurs choix, lequel aurait pu être bénéfique pour la République Centrafricaine. ?

La réalité, de l’avis de beaucoup de nos compatriotes et des observateurs avisés, est que cet accord est un bon accord, un accord pour la paix, pour la sauvegarde des vies humaines, pour le développement de la RCA. Il reste donc à le rendre concret.

C’est à ce stade qu’il est incompréhensible et inacceptable que certains groupes puissent continuer comme si rien n’avait changé dans le paysage centrafricain. Le cas qui nous préoccupe est celui du FDPC d’Abdoulaye MISKINE. Après avoir tergiversé sur sa nomination, proclamer son adhésion à l’accord qu’il a signé, depuis sa résidence de Brazzaville, cela n’a pas empêché ses éléments de poursuivre les exactions en érigeant des barricades sur la route nationale 1, essentielle pour l’économie du pays. C’est axe qui est également celui d’acheminement du matériel de la MINUSCA, est pour beaucoup de Centrafricains exilés au Cameroun, un axe vital.

Face à cette tentative de sabotage de l’accord, le signal fut immédiat. Depuis le vendredi 5 avril, la Force de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) mène une opération à Zoukombo, dans la préfecture de la Mamberé Kadéi, (ouest de la République centrafricaine) pour déloger ses bandits.

Mais au-delà de ces éléments du FDPC et de son chef qui réside toujours à Brazzaville, c’est un avertissement sérieux donné à tous les groupes armés :

Vous avez signé un accord. Le gouvernement a fait sa part et continue de la respecter. A vous de donner honneur à votre parole ; car celui qui se mettra hors du cadre, risque de s’isoler avec des conséquences réelles.

Nous osons croire que cet épisode est et sera le dernier et que les beaux jours nous attendent par la suite.

Ousamane Dan FODIO. Correspondant DRN Cameroun