En rappel de quelques années, 1959 enregistra le tragique accident d’avion du Président  BOGANDA,  l’année 1960 marqua la date de l’indépendance proclamée par le Président DACKO, l’année 1966, celle du premier coup d’État militaire orchestré par le Président BOKASSA, l’année 1993 marque aussi celle de la première élection pluraliste et véritablement démocratique avec l’accession au pouvoir du Président PATASSE…puis le 30 mars 2016 marque triomphalement la date du retour à l’ordre constitutionnel par l’élection de son Excellence le  Président M. Faustin Archange TOUADERA.

Toutes ces années précitées ont une signification spécifique pour le Centrafricain. Que retiendra-t-on de l’année 2018 écoulée ? Quelle sera l’attente particulière pour cette année 2019 ?

Que retient-t-on de l’année 2018 en Centrafrique ?

Une longue tradition s’impose au centrafricain. Très tôt le matin du jour de nouvel an, il sillonne la ville afin de souhaiter ses meilleurs vœux à tous ses proches peu importe la situation sécuritaire, financière, météorologique ou climatique du moment. Cette tradition persiste et perdure même dans ces troubles et tragiques moments que subit le peuple.

Ces dernières années sont riches en évènements tant heureux que douloureux si bien qu’elles restent historiquement marquantes dans la mémoire nationale, politique, sociale et militaire.

Le 17 juillet 2017, l’Union Africaine avait pris sa responsabilité en signant une feuille de route pour la résolution de la crise centrafricaine. Officiellement, elle constitue le seul document reconnu pour permettre au centrafricain d’espérer connaître un calme. 2018 naquit avec cette conviction que, définitivement, grâce à cette institution panafricaine, la paix et la réconciliation seraient apprivoisées. Cet espoir d’être accompagné sur le chemin de cessation des hostilités s’est accentué avec la décision onusienne permettant à la Russie d’être au chevet du Centrafrique dans sa quête de paix. Cette présence russe a permis la formation, la dotation en armes aux normes internationales, le redéploiement des Forces Armées Centrafricaines dans certaines villes du pays pour rassurer les populations de leur sécurité. Lors de la cérémonie du 30 mars 2018 marquant les deux ans de son accession au pouvoir, le Président de la République a réitéré dans son discours son fort désir de voir tout le peuple se réconcilier et vivre dans une parfaite cohésion sociale.

 

Mais le 26 octobre 2018, à la surprise générale, le Président de l’Assemblée Nationale centrafricaine fut destitué démocratiquement. Un changement très crucial s’est produit à la tête de la diplomatie centrafricaine. Nous avons assisté à l’arrestation et l’extradition des deux chefs des milices antibalakas à la Cour Pénale Internationale marquant le premier geste tangible d’impunité et d’apaisement à l’égard des victimes qui réclament depuis fort longtemps justice.

Les visites des grandes personnalités internationales comme le ministre français des affaires étrangères M. Jean Yves Le Drian et Mme Fatou BENSOUDA, Procureur de la Cour Pénale Internationale…  

En somme beaucoup de choses se sont passés mais la plus grande déception reste toujours la non-réalisation totale de la feuille de route de l’union Africaine signée en juillet 2017. Des négociations ces derniers mois avec les différents protagonistes de la crise centrafricaine sont en cours et 24 janvier 2019 s’annonce comme fixant la rencontre.

 

Quelle sera l’attente particulière pour l’année 2019 en Centrafrique?

Le passé nous permet de rectifier le présent afin de prévoir un avenir meilleur. Mais ce présent semble encore très troublant et notre avenir inquiétant. La cessation des hostilités pour un retour au calme reste toujours le premier souci. Cette année 2019 a débuté avec un espoir aussitôt plombé. Le Centrafricain continue de se demander si les forces onusiennes sont-elles réellement protectrices des populations.

Khartoum (Soudan) ce 24 janvier 2019 et la décision de 31 Janvier de la levée de l’embargo restent les derniers espoirs.

 

Nos sincères vœux de réconciliations, de tolérance, de non-violence, de développement et de santé à tout le peuple centrafricain. Nous aimerions que le maximum des attentes allant dans la réduction des hostilités dans cette nouvelle année soit atteint. La consultation des principaux chefs des protagonistes de la crise centrafricaine entamée par le panel de l’Union Africaine laissant croire un apaisement, une réduction de la violence doit suivre son chemin.

Que cette nouvelle année 2019 soit une année remplie de surprises positives allant dans le droit chemin de la réconciliation de tous les enfants de Bè Africa!!!

 

Le Centro Rassembleur