La République Centrafricaine est en passe de devenir l’un des pays où la consommation de drogues dures et douces inquiète. La drogue est une substance psychotrope nuisible pour la santé, susceptible de provoquer une toxicomanie.

 

Comment classifie-t-on les drogues dont il est question ?

 Nous pouvons distinguer deux grandes classifications des drogues :

 

1- la première distingue :

– la drogue dure, qui engendre rapidement un état de dépendance physique ;

– la drogue douce, réputée n’avoir que des effets mineurs sur l’organisme.

2- la seconde classe les drogues selon les effets qu’elles produisent sur le système nerveux central. Elles les divisent en 3 catégories :

  • les perturbateurs ou hallucinogènes qui causent de la désorientation, modifient le fonctionnement des sens, et qui déforment les perceptions. Les plus connus sont le cannabis, LSD, ecstasy.
  • les dépresseurs qui agissent généralement sur le système nerveux central en engourdissant le cerveau et en ralentissant le fonctionnement du corps (l’Alcool, GHB et l’Héroïne)
  • les stimulants qui causent de l’excitation et de l’agitation (les Amphétamines et la Cocaïne sont les plus connues).

Quelle est la problématique de la drogue en Centrafrique ?

Les drogues sont de plus en plus présente sous catégories variées. La loi en interdit la consommation en raison des actes de vandalisme et même des crimes dont sont parfois responsables les consommateurs.

En dépit de cette interdiction de consommer ces substances, il est encore difficile de venir à bout de ces dernières ou de réussir à déceler et détruire tous les foyers de consommation qui poussent comme des champignons et parfois au vu et au su des forces de l’ordre.

Au niveau de la répression, deux départements de la police nationale sont à pied d’œuvre. L’OCLAD (Office central de lutte antidrogue) dont le siège se situe à Bangui à côté du Camp militaire « Béal ». et l’OCRB (Office central de répression du banditisme) qui répond également à ce besoin. Aussi les dossiers sur les trafiquants, les consommateurs pris en fragrance jonchent les tribunaux qui sévissent de manière très exemplaire pour les condamnations. Pourtant tout cet arsenal répressif peine face à l’évolution du phénomène.

On note en effet que le banditisme, la délinquance et les crimes sont souvent une résultante de la consommation des drogues. Aussi, comment peut-on lutter efficacement contre les dévoyés sociaux lorsque certains éléments des forces de défense et de sécurité sont aussi des consommateurs ? Du reste, ce problème donne du fil à retordre.

Récemment, le Ministre centrafricain de la sécurité intérieur a saisi le mois dernier une importante quantité de diverses drogues en provenance du Cameroun et qui transitait via les convois humanitaires de la frontière Beloko à la Gare Centrale de Bangui (BARC). Une victoire fragile qui prouve à suffisance l’ampleur du phénomène.

Quelques paradoxes centrafricains sur ce sujet…

Malgré l’existence du Code Pénal de 2010 qui condamne fermement les receleurs ou vendeurs de produits interdits, il n’est pas étonnant cependant de retrouver sur le marché des boissons fortes souvent frelatées dont sont friands les jeunes et les adolescents. Les marchands ayant reçu bel et bien leurs autorisations officielles d’importation et de vente, ayant payé leurs taxes douanières : que peut faire le législateur et la répression ?

Il conviendrait de disséquer les lois en vigueurs, de sorte à stopper cette hémorragie aggravante sur notre jeunesse. Que le gouvernement prenne des mesures énergiques comme celles déjà entamées avec la dotation de moyens adéquats aux personnels de contrôle et de lutte contre ces drogues. Cette action est plus que nécessaire.

Les conséquences de la consommation des drogues sur la jeunesse : exemple de l’alcool.

En effet, les conséquences de la drogue sur la jeunesse sont multiples. Concernant la consommation d’alcool, celui peut nuire au développement physique et mental des jeunes. Les adolescents peuvent devenir dépendants à l’alcool plus rapidement que les adultes parce que leur structure de personnalité est en plein développement. Les jeunes devraient donc retarder le plus possible leur première consommation d’alcool. S’ils décident de boire, ils devraient en parler avec leurs parents et boire en petite quantité.

Des études scientifiques faites ont révélées que boire un seul verre par jour augmente jusqu’à 42 % le risque d’avoir l’une de ces maladies : cancer de la bouche et du pharynx, cancer de l’œsophage, cancer du côlon, cancer du rectum, cancer du foie, cancer du larynx, épilepsie, dysrythmie (trouble du rythme cardiaque), pancréatite (inflammation du pancréas).

D’autres conséquences de l’alcool sur le comportement est qu’il affecte le jugement. La personne qui boit peut : – poser des gestes inhabituels ou prendre des décisions qu’elle n’aurait pas prises si elle n’avait pas consommé, – dire des choses blessantes ou battre quelqu’un qu’elle aime, – conduire sous l’effet de l’alcool ou penser qu’il est peu risqué de monter dans un véhicule conduit par une personne qui a bu elle aussi cause des accidents, – se bagarrer, parfois même avec un ami ou un membre de la famille, – avoir une relation sexuelle non protégée, pouvant entraîner une grossesse imprévue ou une infection transmissible sexuellement, – poser des actes qui peuvent lui nuire ou causer du tort à d’autres personnes, comme commettre des délits.

En définitive…

Une république forte de demain devra lutter contre les maux sociaux qui gangrènent sa jeunesse en particulier ou sa population en général… La consommation des drogues de façon régulière et prolongée ou en quantité excessive peut entraîner plusieurs autres conséquences : la violence ; des difficultés à l’école, au travail et avec les proches ; des comportements sexuels à risque ; la dépendance à la substance ; des accidents, blessures et décès ; le suicide ou le meurtre.

Le Phénix