POUR LA PAIX EN RCA,
PERSÉVÉRANCE, DÉTERMINATION, RESPONSABILITÉ

Mes salutations à toutes et à tous,

Le prélat centrafricain demande l’annulation de la cérémonie commémorative du 1er décembre et propose en lieu et place, une journée de prière le 2 décembre.
C’est bien normal comme demande, et il faut saluer l’engagement du prélat pour la paix; et renouveler nos condoléances.

Mais une REPUBLIQUE ne peut être mise entre parenthèses parce que des bandits sévissent.
Ne pas faire un événement en date anniversaire de la proclamation de l’indépendance, reviendrait à donner un quitus aux bandits.
Une prière le dimanche est une bonne chose, mais elle peut être complémentaire de la cérémonie; surtout que des jours de deuil ont déjà été décrétés par le gouvernement.

Par ailleurs, il faut rester vigilant, et ne pas donner raison à ceux qui veulent justement confessionnaliser le conflit.

Ne l’oublions pas, Tous les centrafricains et toutes les victimes ne sont pas Chrétiens. Il faut avoir toujours à l’esprit cette donnée, faute de quoi, nous risquons de donner raison à des théories fumeuses.

La position de certains hommes politiques est opportuniste, et purement politicienne. Il faut bcp de responsabilité pour ne pas être tenter de surfer sur la vague, dans une hypothétique envie d’en tirer profit.

Il faut donc faire de la pédagogie et éviter de tomber dans le piège qu’une telle position peut entraîner. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard, le fait que Le prélat n’est pas unanime dans son ensemble sur la position prise.

Le chemin de la paix est dur et des événements comme des actes viendront toujours tester la solidité de la volonté des acteurs de la paix.
Il faut soutenir le Président, surtout en ces périodes très agitées, à l’extérieur comme à l’intérieur.
La paix est définitivement un comportement et son accouchement est douloureux. Mais le peuple demeure dans son ensemble vigilant et saura éviter lui-même les pièges et autres tentatives de déstabilisations.

En restant unis, solidaires et déterminés, nous y parviendrons. Malgré nos déceptions du moment, nos impatiences, nos appartenances politiques, ethniques, religieuses réelles ou supposées, à cause de notre amour pour la RCA, demeurons fermes derrière le Président de la République.
Nous le pouvons.

Venance SOKAMBI