Appel de l’Eglise Catholique au boycott des festivités du 1er décembre en RCA

Dans une déclaration ce lundi 26 novembre à Bangui, l’Eglise catholique de Centrafrique en colère contre le gouvernement et la Minusca. Elle a appelé ses fidèles à boycotter les festivités du 1er décembre, fête nationale de la proclamation de la République. Les évêques de Centrafrique entendent ainsi manifester leur mécontentement contre l’insécurité galopante dans ce pays où plus d’une soixantaine de civils, dont deux prêtres, ont péri suite à une attaque rebelle à Alindao le 15 novembre dernier.

Cette déclaration, au ton de défis est en fait une expression de la colère, d’une exaspération. Bref, un coup de cœur qui est en fait un appel à l’aide des responsables catholiques qui se sentent plus visés après avoir perdu deux prêtres de haut rang. Le cardinal Dieudonné Nzapalaïnga à considérer les prêtres tués comme étant des premiers ministres.

Face à cette situation, il est important que le gouvernement et les autorités tendent la main à cette communauté religieuse qui exprime en fait un besoin de sécurité. Bien, plus, c’est un besoin exprimé par les populations centrafricaines indistinctement.
Ce fait, il serait judicieux pour les autorités de s’approcher de différentes forces vives du pays pour trouver les voies et moyens pour restaurer la sécurité. Etant donné aussi que c’est l’une des missions régaliennes de l’Etat, il faudrait prévoir une série de mesure pour rassurer les centrafricains, catholiques, musulmans et ceux d’autres confessions.

Boycotter les manifestations du 1er décembre, est une attaque contre un symbole fort national. C’est aussi pour éveiller les autorités sur la nécessité de savoir que la sécurité est un des éléments essentiels qui a contribué à la fondation de cette nation. De ce fait, la lutte contre l’insécurité sera un élément fort de la restauration de l’autorité de l’Etat.

Jacques M.
Correspondant DRN France