Coup sur coup, le 03 et 04 Juillet, la rédaction du Mondafrique lance ses nouveaux dards. Expression sempiternelle d’une pensée non moins inévitable que le « delenda Carthago est » de Caton : « il faut détruire le Centrafrique », peut-être, hum !

1- Deux hypothèses sous-jacentes aux protéiformes avalanches de Mondafrique.

A vrai dire, l’interprétation que fait le Mondafrique, quant à l’absence du Chef de l’Etat centrafricain, laisse perplexe. Le Président Faustin Archange TOUADERA n’est ni le seul à s’absenter à ce Rendez-vous, ni n’était obligé d’y être présent, vu les priorités liées à ses engagements envers le peuple souverain qui l’a élu.

Une fois encore, cette presse s’illustre en faux et démontre par son antipathie stigmatisant envers le locataire du Palais de Renaissance et son pays, qu’elle est instrumentalisée.

Comme dit un proverbe français, qui veut noyer son chien l’accuse de la rage. Mohammed VI du Maroc, Alassane Ouattara de la Côte-d’Ivoire, Patrice Talon du Bénin, João Lourenço de l’Angola, Abdel Fattah al-Sissi de l’Egypte pour ne citer que ceux-là ne sont-ils pas importants aux yeux du donneur de leçon de Mondafrique ?

Deux hypothèses cadrent avec les argumentations de lycéen de ce confrère qui se dévoile impudiquement au grand public. – La trace de la première ne semble bien ceci « A Nouakchott, Denis Sassou Nguesso lui aurait probablement demandé de faire cesser les attaques contre Karim Meckassoua et d’être plus énergique avec les mouvements rebelles ». J’en perds la tête : Nicolas Beau, journaliste ou avocat défenseur ? – La seconde, profondément insultante… Teodoro Obiang Mbassogo, Idriss Deby Itno, Paul Kagame, Macron et tutti quanti. Comment imaginer Beau que j’ose respecter, croire que tous ces présidents précités sont des loups pour Touadéra ? Pire, Jean-Yves Le Drian et Moussa Faki Mahamat. Toutes ces personnalités en effet, illustres ou bourreaux, Touadéra n’est en conflit avec personne et ne craint de surcroit aucunement leur présence. Il sait que la plupart sont ses collègues Présidents, et chacun dirige son pays. Son pays à lui est richissime même si encore sous-exploité. Tout ce qu’il recherche, c’est juste la paix et la sécurité pour relancer l’économie et le panafricanisme dont il est un éminent héritier de par son Père de la Nation, Barthélémy Boganda.

2- Le chien aboiera, la caravane est entrain de passer…

Touadéra et son peuple connaissent leurs priorités de l’heure et s’attèlent avec l’aide de la Communauté internationale et des pays amis à recouvrer l’intégrité du territoire, ramener la paix et déployer l’autorité de l’Etat hypothéquée par des affairistes impérialistes et les mercenaires à leur solde. Une économie de guerre est toujours dépendante des pays amis et des alliés. C’est bien normal…, et des pays sortis jadis de tels affres sont présentement des exemples de développement. Pour mémoire, tandis que plusieurs, instrumentalisés à l’époque, s’acharnaient sur Kagamé devenu héros aujourd’hui, le traitant de tout et de rien, il a continué avec sacrifice et détermination ses efforts qui ont fini par payer. Hélas, il a bien eu raison. Mondafrique peut se servir de la leçon et faire taire ses analyses partisanes, inféodées à la volonté obscure de ceux qui le soudoient.

Il est mentalement anormal et intellectuellement antipathique en effet de se moquer des malheurs des autres, en se liguant pour vouloir les détruire. Même corrompu, raconter des sornettes pour un journaliste est infâme. Touadéra, Chef d’Etat souverain et libre de ses actes, et son gouvernement travaillent pour faire ramener l’intérêt bafoué des Centrafricains, n’en déplaisent encore aux détracteurs « colons » avec leur stratégie de vampires.

Pour finir, c’est impensable ce que je lis :

« Pourquoi le président Touadera ne s’est-il pas rendu à Nouakchott ? » – Est-ce forcé ou comme il l’a si bien dit : « En Centrafrique, lorsqu’un président en grande difficulté s’absente, le risque zéro n’est pas garanti. Bokassa était en Libye et Patasse au Niger lorsqu’ils furent renversés » ; et donc quoi… dans ce cas de figure, saurait-il quelque chose ?

« Le thème de la Lutte contre la corruption, retenu pour le sommet de l’Union Africaine en Mauritanie, ne fait pas partie de ses priorités ». Qu’il regarde, ce Monsieur, dans la liste des pays africains les moins corrompus, la RCA est 41ème sur 54 pays, le Congo 44ème, le Tchad 46ème. Et donc, malgré l’état de guerre trentenaire, les pays que Beau voulait faire honorer devant la RCA sont plus corrompus, n’est-ce pas ?

« Les questions du Sahel, de la Libye et du Sahara occidental n’appartiennent pas d’avantage à ses préoccupations ». Chez Touadéra aussi, mon cher, des terroristes abondent, occupent le territoire, commettent encore des pires exactions, pillent, violent et tuent. Même si cette raison n’est pas celle motivant l’absence du Chef de l’Etat, elle est bien trop réelle pour être négligée. Un aveugle ne conduit pas un autre aveugle.

« Le budget de l’Union africaine et la taxe sur les importations qui devrait financer la lutte anti-terroriste ne concernent pas d’avantage la Centrafrique, soutenue à bout de bras par la communauté internationale ». N’y a-t-il pas un Représentant du chef de l’Etat à Nouakchott pour lui en rendre compte ?

Bref, rien n’oblige un journaliste sérieux à écrire sachant que l’information libellée est peu captivante ou erronée. Cela nous dispenserait de constater à chaque fois ces errements mensongers, totalement inutiles contre le régime de Bangui, même si pour cela, il est payé à coût de lingot d’or du sang centrafricain. Un peuple se meurt à cause de ces désinformations programmées.

Que Beau et ses commanditaires internes et externes se rendent bien compte, nous Centrafricains, que nous soutenons ou non la politique du Président Touadéra, n’acceptons pas, n’accepterons plus, n’accepterons jamais être traités avec autant d’irrespect et d’irrévérence. La Centrafrique ne sera plus ce paillasson sur lequel chacun viendrait essuyer à volonté ses « pieds ». Si Beau et ses comparses pensent nous manquer continuellement du respect, ils apprendront à leur dépens que malgré des années de guerre, le peuple Centrafricain fier et intelligent, plus patriote qu’il ne l’imagine, se fera bientôt respecter ad vitam aeternam !

Dominique MOUNDJOUVOUKO