Un nouveau corps dit « force spéciale » vient d’être créé au sein de l’armée nationale par un décret.

Comme son nom l’indique, cette force spéciale aura une mission spécifique qui, selon les sources militaires, renforcera de plus bel les dispositions sécuritaires surtout dans l’intention d’intervenir le plus tôt possible quand besoin se fait sentir. Il ne s’agit pas d’une armée bis mais d’une équipe dynamique issue de l’armée nationale avec une orientation spécifique.

 

Si aujourd’hui la République Centrafricaine fait face à une crise persistante, c’est d’une part de la mauvaise gestion de la chose publique et d’autre part, de la politisation de l’armée nationale. Et pour y remédier, le peuple centrafricain a décidé de tourner la page à travers une élection démocratique et sur cette base, la mise en place des institutions républicaines grâce à la ferme volonté et le courage des dirigeants actuels.

Depuis quelques temps, les esprits ne cessent de converger dans le sens de la sécurisation de l’ensemble du territoire. C’est pourquoi, le gouvernement centrafricain, avec l’appui technique des partenaires : l’Union Européenne à travers EUTM, la France à travers les Sangaris, la Minusca à travers les casques bleus, les Etats-Unis, la Russie, la Chine etc., sous les orientations du Président de la République ont répondu à l’unique besoin qui est celui de la restructuration de l’armée nationale et des forces de défense et de sécurité intérieure. Il faut reconnaitre que cet élan avance très positivement en réponse des préoccupations du peuple Centrafricain.

Dans la sphère de la structuration et de la redynamisation de l’armée nationale, un décret venait d’être rendu public il y a de cela un peu plus d’une semaine, portant création d’une « force spéciale » sous le n° 18.265. Il s’agit nettement d’une « force d’action rapide » à en croire le décret. Cette « force d’action rapide » placée sous le commandement de l’État-major, dispose de toutes les possibilités de mener des actions autonomes mais en symbiose avec les autres forces conventionnelles si cela s’avère délicat.

Il faut reconnaitre que la création de cette « force d’action rapide » est aussi une réponse aux préoccupations de la population centrafricaine qui n’a pas apprécié la mission conjointe casques bleus/FACA du fait que le commandement provient toujours des casques bleus et que les FACA n’ont pas la liberté totale d’intervenir et les moyens mis à disposition dérisoires. Et donc, le caractère autonome de cette « force d’action rapide » constitue déjà des signaux forts pour pallier ce manquement.

Depuis le recyclage de ces soldats centrafricains par l’EUTM et récemment avec les instructeurs Russes, aucune défaillance n’a été notée, aucune bavure n’a été constatée. Rien que la petite démonstration faite quand ils sont tombés dans une embuscade sur la route de Bambari, se rendant à Bangassou il y a de cela plus de trois mois, est déjà une parfaite illustration.

Et aujourd’hui, un bataillon spécial vient d’être créé. C’est une occasion à jamais pour nos soldats de s’appliquer comme par le passé lointain. De belles initiatives et de la professionnalisation de l’armée, il me semble qu’en ce jour, la flèche de la levée totale de l’embargo sur les armes en destination de la République Centrafricaine est entrain d’atteindre son cible.

Qui vivra verra !

Ben