Les embuches centrafricaines…

Sans conteste, il en existe bien plusieurs, ces embuches à l’essor dun Centrafrique libre. Plusieurs d’entre elles sont non spécifiques certes au berceau des Bantou. Cependant, la particularité aggravante pour ce pays vierge et riche en ressources, maternisé depuis des lustres pour une meilleure exploitation, cest que les entraves à sa marche en avant se sontfort multipliées depuis 2012 au grand dam des populations et leurs dirigeants.

De tout temps, le dénominateur commun aux acteurs politiques mondiaux est « la ruse et hypocrisie ». Et nous le savons, ces deux termes déterminent demanière caricaturale la realpolitik à laquelle ne peuvent se soustraire les états géologiquement pourvus du Sud.

Dans le cas précis d’une république sous perfusion et désarmée, tout parait compliqué… Eh bien, comment compte-t-il procéder pour franchir plusieurs Rubiconà la fois, le brave mathématicien de Boyrabeséquestré entre des ardeurs nationalistes endogènes surchauffées et la volonté conservatrice exploitantedes grandes puissances ?

Tout d’abord, l’intrépide mainmise française pend encore sur ces colonies qui ne doivent pas tenter une aventure d’ouverture concurrentielle en s’acoquinant vers d’autres puissances rivales ;

Ensuite, l’omniscient contrôle des puissants surtoutes les institutions onusiennes et panafricaines,viciant les résolutions des conflits armés toujours savamment occasionnés dans les états du tiers-mondeafin de s’octroyer des marchés ou en piller les richesses. Le contexte centrafricain est plus que flagrant. Sevré économiquement et financièrement du fait de l’occupation de 80% du territoire par des groupes armés, un embargo sur les armes le tient en respect, l’obligeant à négocier son existence et la paix. Et donc, par un simple jeu sémantique, ses terroristes et mercenaires sont protégés, assimilés à des rebelles. Cette stratégie du troisième larron est aussi connue ailleurs sous vocable d’armées de libération nationale, de révolutionnaires, etc. en vue d’abattre tous récalcitrants des états du sud qui tentent de se soustraire aux règles de la déontologieimpérialiste ;

Notant encore toutes ces campagnes occidentales decorruption idéologique ou financière des élites africains (les opposants politiques, les cadres divers, la presse et des universitaires) aux seules fins de créer une classe vassale soumise aux idéologies de domination occidentale sur le continent.

Et la liste est tristement bien longue

En ce Centrafrique, Il fut déclamé à cor et cri que seule un dialogue entre le gouvernement centrafricain et les 14 groupes armés sous l’égide de l’UA serait l’unique issue et solution miracle de sortie de crise : nous y voilà… Tenu, ce dialogue a accouché d’un accord dit de Khartoum, au contour dubitatif et vicieux dont certains pessimistes qualifient déjà d’échec, d’autres d’une primauté de l’impunité, d’autres encore de partage de pouvoir avec les bourreaux du peuple. Qui en est gagnant, les rebelles se sentent roulés, le gouvernement en a un goût amer, et l’on se dit dans une négociation chacun doit perdre quelque chose.

Bah, la paix, elle, serait encore bien loin et quelque part. Aux calendes grecques si vous voulez, puisqu’elle dépendra des financements des partenaires internationaux que tous croisent les bras pour en scruter l’arrivée hypothétique…

Pourtant, il faut y croire, défend courageusement le Locataire du palais de la Renaissance. Cet accord pourrait, en dépit de ses faiblesses apparentes de compromis et non de compromission, baliser le processus de paix et de la réconciliation nationale.« Je ne trahirai jamais mon peuple… », a-t-il dit.

Dandara Réconciliation News n’aspire qu’à cela, chers compatriotes Centrafricains. Elle en a fait depuis son cheval de bataille, se préoccupant des atténuations journalistes qui bannissent le langage des va-t’en guerre ou d’excitation à la violence en faveur d’une information responsable et vraie.

Voilà pourquoi, ces Rédacteurs braqueront pour vous leurs projecteurs sur toutes les différentes phases d’exécution de cet accord auquel ils accordent tout crédit positiviste jusqu’à preuve du contraire.

Agréable lecture en notre compagnie.