Au pays des éphémérides, que retenir ?

Depuis le mois de janvier, le cours des quotidiennetés nationales centrafricaines galope. Les actualités sont devenues toutes fugaces et leur perpétuel changement s’enchevêtrent en des réalités quasiment immaitrisables pour les rédactions, leur lendemain incertain, ce qui complique davantage les analyses de la presse locale.

Aussi, très allègrement, les torpilles des uns, les fake news des autres, ceux surtout dont raffole la classe politique, rythment encore sans répit les ondes et les journaux.

Evidemment, ce qui reste très perceptif, c’est un éclectisme dominant entre le pouvoir et son opposition. Les opposants critiquent souvent pour critiquer, sans proposer, pense le gouvernement ; mais ces derniers croient qu’ils sont le gardien de l’amélioration et du jeu démocratique.

Le peuple exténué et amaigri, lui, toujours impassible de cueillir les fruits escomptés de la politique engagée par Président Touadéra depuis 03 ans, croupit les yeux rivés vers NGREBADA 2, avec sa composante de la grande inconnue de l’inclusivité engagée avec les groupes armés.

NZAPA TI YAYOU ! dirait le commun des mortels centrafricains. Oui, en général, l’exclamation exprime la désolation, l’impuissance, la contrariété, pouvant se traduire par « Dieu du Ciel ! ».

En effet, rien, absolument rien de rien ne semble se dérouler comme prévu ou selon les normes fondamentales dans un pays. Tant les facteurs perturbateurs ou rebondissants obstruent constamment le passage sur le tapis rouge dressé à paix et de la réconciliation et balisé par l’accord de Khartoum. Cela engendre polémiques parfois scandaleuses, telle la question de primauté constitutionnelle, la supranationalité de l’accord de Karthoum…, d’une part et d’autre part, quant aux éléments géostratégico-économiques du développement dont l’eau et l’électricité, leur récupération en vue de mener quelques tentatives d’actions subversives sont aussi constatées.

Bras de fer, arrestations, actions en justice et surtout ragots s’en sont suivis.

Dans un tel contexte conjoncturel centrafricain mains nues, de mains tendues aux partenaires occidentaux, et où le handicap du maintien de l’embargo oblige aux engagements des accords de défense divers, les risques de basculement demeurent incalculables à tous les niveaux : ce qui pousse les gouvernements à la sévérité et aux réprimandes, jugées de tort ou de raison par certains comme des signes de restriction de la démocratie, de la privation de liberté d’expressions et autres…  

De plus en plus le calme est observé, sans assurance d’être parfaite et maîtrisé.

Mai, ce mois, à l’instar de son introït mondial du 1er, commémore également le troisième mot de la triade de la devise centrafricaine : le TRAVAIL.

Autant s’annonce-t-il souvent comme revendicatif pour les travailleurs centrafricains, autant il devrait plus que jamais unir la nation vers un pacte national de remise indispensable au travail sur toute l’étendue du territoire. « Time is money… », la nation ne peut se bâtir avec la guerre ou en dehors du travail de ses filles et fils. Le temps passe vraiment et ne se rattraperait jamais. Le pays, malgré ses immenses potentialités régresse tandis qu’il devienne la vache à lait d’autres… L’invite est lancée : il faut se remettre au travail pour bâtir la RCA.

Dans son crédo de réconciliateur, www.dandaranews.com offre souvent une belle page de son éditorial aux hommes politiques qui veulent bien s’exprimer afin de se faire entendre sur les enjeux de la paix et de la réconciliation. De plus en plus également, des interviews sont menés pour aider à la compréhension des messages socio-politiques responsables que lancent leurs tenants.

L’international, la culture et l’économie suscitent beaucoup d’intérêts et d’exemplarités : DRN comme à son accoutumée se pencherait avec les lecteurs sur les décryptages de ces autres actualités prisées de tous.

Restez donc brancher sur DRN, votre presse en ligne. La rédaction vous donne une fois de plus plusieurs rendez-vous à la rencontre les grands moments du mois. Et bien au-delà des éphémérides, des brèves et des commentaires, elle vous informe tous azimuts de manière holistique et responsable, sensible à la paix, gage de tout développement à travers un monde en feu.

     Le Rédacteur en Chef de DRN

Dominique MOUNDJOUVOUKO