Editorial d’Octobre

Comme dans un panier à crabes…

Un religieux me raconta cette histoire très édifiante que je vous partage :

Il fallait les préparer pour leur mission africaine. Le Père Supérieur plaça alors un panier au centre, puis le remplit à moitié de crabes vivants. Il nous demanda ensuite d’observer. Au bout d’une heure, il revint dans la salle. 

  • Qu’avez-vous observé ? 
  • Rien du tout à part les grésillements des carapaces de ces crustacés pourtant à pieds de grue.
  • Au réfectoire ! dit le Supérieur.

Trois heures plus tard, après notre sieste habituelle, à nouveau, il nous remit en observation, mais cette fois avec une consigne : « Pourquoi aucun crabe n’est-il pourtant sorti du panier ? »

Eh bien, devinons la suite de cette histoire rocambolesque et tirons-en leçon… Apparemment, c’est comme ça que les africains sont vus de l’occident et se comportent vis-à-vis de leurs semblables… Comme des crabes dans un panier.

Vous méprenez-vous ? Ne sommes-nous pas fatigués de vivre l’expérience de crabes ?

Et voilà ! Comme réponse, je dirai simplement que certains « crabes » ont commencé à s’affranchir et sont, dès lors, différemment vus par ces blancs. Ils ne sont plus crabes peut-être, mais araignées de mer : rapides et venimeuses. 

 

Mais en notre Centrafrique ? Merde, la tradition de crabes étant toujours présente : l’on se vend, vend son compatriote, vend sa fille, vend son sous-sol, son sol, sa nature, et voire son ciel gratuitement pour une miette. Pour un oui, pour un non, l’on tire comme jadis au far Far-West, la ruée vers le « diamant ».

Les organes de presse que nous sommes, amplifions cet état de fait. Tirer par/vers le bas ceux qui grimpent. 

Quittons l’allégorie pour revenir à l’analyse… En effet, comment imaginer la pléthore de citoyens qui, n’ayant pour rêve qu’un seul et unique fauteuil présidentiel dont le cycle de survenue est 05 ans, s’emploient avec barbarie à toute sorte de coups-bas contre les régimes en place dans leur pays ?

Des décennies durant, l’esprit de crabes avait obligé certains compatriotes à s’adonner aux coups d’état. Il fallait toujours faire descendre celui aux affaires pour prendre sa place manu militari. Aujourd’hui encore, l’idée n’est pas totalement révolue puisque les groupes armés n’ont qu’en tête un trône de roitelet dans leurs espaces illégalement et anarchiquement occupés qu’ils croient développer, administrer et protéger. Monde de crabes !

Crabes serons-nous jusques à quand, se demande, en ce mois d’Octobre, Dandara Réconciliation News dans son édito aux compatriotes. Nous sommes libres d’y répondre in petto…

Nous invitons nos lecteurs à la méditation, à songer aux améliorations nécessaires pour nous d’être plus constructifs et moins destructeurs. Ne confondons pas la démocratie à une carte blanche à la médisance, au refus de collaborer, de poser des actes inciviques, irrévérencieux et anti-nationalistes. Ces conseils, nous les prodiguons sans cesse à travers nos articles sensibles à la paix et la réconciliation, gages de notre développement. 

Enfin, nous aimerions souhaiter « bonne rentrée scolaire et universitaire » aux jeunes gens qui nous lisent. Ils constituent sans conteste l’espoir de la nation. DRN, dans ses rubriques, promet de les accompagner sainement sur le chemin de la responsabilisation, fondements enseignés par l’éducation civique et morale dans les nations émancipées, à travers des publications dénuées de haine et de représailles verbales.  

Le respect des autorités administratives et coutumières, la formation à l’esprit de neutralité de l’équité, et d’éthique morale, doivent constituer un fer de lance de la base d’une refondation propulseur de la paix.   

Agréable lecture sur le www.dandaranews.com .

 

Dominique MOUNDJOUVOUKO

  Rédacteur en Chef de DRN