Dans le cadre du retour de la paix en Centrafrique, le Centre de Développement Humanitaire (CDH) s’engage à faire comprendre l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation à tous les groupes armés signataires dudit accord lors d’un atelier d’échange de deux jours à Bangui.

Avec la signature de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation le 06 février 2019 à Bangui, plusieurs acteurs œuvrant dans le domaine de la résolution des conflits à travers le dialogue et la voie pacifique n’ont cessé de travailler pour que les signataires du présent accord puissent respecter leur engagement de manière à faciliter le retour définitif de la sécurité et de la paix en République Centrafricaine.

C’est dans ce cadre que le CDH, qui s’était impliqué depuis le début de ces pourparlers jusqu’à la signature de l’accord et une des organisations de référence, se bat encore bec et angle pour l’appropriation de dudit accord par les groupes armés.

Il s’agit de la préparation de ces groupes armés à la vulgarisation de l’accord auprès de leurs bases respectives.  

Selon Augustin OUALAS, conseiller en médiation après du CDH, cette étape précède la signature de l’accord afin de le faire vulgariser : « Comme nous avons préparé les groupes armés à la signature de cet accord, nous devons les préparer à aller le vulgariser auprès de leurs éléments. Pendant ces deux jours de formation, nous leur avons expliqué le contenu de l’accord et les techniques de la vulgarisation à travers des travaux pratiques pouvant leur permettre de bien vulgariser eux-mêmes l’accord».

Il souligne par ailleurs que cette formation va se poursuivre à Bouar, Kaga-Bandoro et Bria pour les groupes qui étaient absents notamment les 3R, l’UPC et le FPRC ainsi que les autres, tout en spécifiant que tout ceci est fait dans le souci de soutenir le gouvernement dans sa quête de retour à la tranquillité et à la paix sur l’ensemble du territoire.

Pour Anselme le chef d’état-major des Anti-balaka aile NGAÏSSONA « depuis le retour de Khartoum, l’accord est respecté par les groupes armés et surtout le mien que je connais mieux ». Il précise que l’accord est aussi partiellement respecté par le gouvernement à travers la nomination des représentants des groupes armés. « Tant de choses restent à faire », tout en soulignant « nous sommes bien outillés à la fin de cet atelier. Nous lançons un appel au gouvernement de tout mettre en œuvre pour nous donner les moyens pour la vulgarisation de cet accord dans les recoins du pays pour une accessibilité à tous les combattants. Aux partenaires de toujours de nous soutenir dans ce processus » avait-il conclu.

Ben