L’Energie Centrafricaine continue de prendre un élan pour atteindre les objectifs escomptés d’une part et d’autre part de faire face aux besoins pressants des consommateurs. Pour plus de visibilité et de suivi des réalisations, le Ministre contrôleur général des sociétés parapubliques Arthur PIRI et le Ministre conseiller en économie à la présidence Rameau Claude BIREAU avaient effectué une visite de travail sur les sites de Boali afin de constater eux-mêmes l’avancée des travaux et des difficultés s’y rapportant. Des constats et des promesses ont été faits en présence du Directeur Général et de sa suite.

 

En dehors de la sécurité qui est une préoccupation majeure des autorités de la République, le secteur de l’énergie en est une autre car indispensable pour le développement.

L’Energie Centrafricaine qui avait connue plus de trois décennies de retard s’efforce dans les mesures du possible de rattraper le temps qui a impacté négativement sur l’économie et le développement du pays.  C’est dans cet élan que la Direction Générale de l’ENERCA et toute son équipe s’activent pour cette fin au problème d’énergie.

En effet, l’Energie Centrafricaine avait eu un prêt d’un milliard 800 millions auprès de la CBCA (Commercial Bank- Centrafrique) pour l’achat des équipements des usines de Boali I et II. Le système de régulation de Boali I a été réhabilité, un transformateur de réserve pour pallier les difficultés avait été acquis, sans compter les câbles électriques, les compteurs et autres accessoires achetés. Et le coup total de cet investissement s’élève à 2,05 milliards. Cela signifie que des fonds propres de l’ENERCA avaient été dégagés également.

Précisons que le DG de la CBCA avait personnellement effectué une visite sur les sites le 08 juin dernier et avait formulé le vœu de convaincre son conseil d’administration pour soutenir encore l’ENERCA.

Ce vendredi 19 juillet dernier, c’est le tour du patron des sociétés parapubliques pour aller s’enquérir avec certitude des avancées réalisées. Le Ministre Arthur PIRI rappelle que le but de sa visite lui permet de toucher du doigt les réalités de l’ENERCA. Il précise par ailleurs que c’est lors de l’Assemblée Générale de l’ENERCA que des failles et des difficultés ont été constatées et, sur base de ces constats, des orientations ont été données par l’AG. « Aujourd’hui nous faisons un tour pour voir si les orientations sont respectées » tout en précisant que des améliorations au niveau des finances ont été constatées lors du contrôle général notamment la mise à jour de l’écriture comptable ayant favorisé le recours à la banque.

« Nous avons constaté l’avancement des travaux avec succès à Bangui et au niveau des usines. Je félicite la Direction Générale et le personnel de l’ENERCA qui a travaillé dur. Et cela ne veut pas dire qu’il n’y pas des difficultés. Nous savons que c’est un miracle qui se passe. Car le personnel a compris que la priorité de l’heure c’est le travail. Les orientations données par l’AG sont sur la bonne voie» précise le Ministre contrôleur général.

Pour justifier ses propos, il souligne «le personnel de l’ENERCA ne se préoccupe pas de la grève et des sentiments d’humeur comme dans certaines entreprises. C’est du travail en dépit de tout. Je les encourage de continuer dans ce sens car des manquements ont été relevés en 2016 et 2017 : mais en 2019, il y a une amélioration qu’il faut saluer ».

Pour le Directeur Général Patient BENDJIMA, c’est grâce au concours bancaire de la CBCA que nous acquis des équipements au niveau de l’ENERCA. « Un projet dans le domaine de l’électricité nécessite beaucoup de temps et d’explication. Ces visites nous permettront de voir ce qui est fait ainsi que les difficultés à relever et aussi comment faut-il conjuguer les efforts pour régler les difficultés qui sont sur le terrain» précise le DG de l’ENERCA tout en spécifiant que l’augmentation de la capacité s’inscrit également dans la volonté du chef de l’Etat et son équipe. Il a également profité de l’occasion pour saluer l’engagement du gouvernement qui s’efforce pour l’amélioration du secteur de l’énergie en Centrafrique.

Aujourd’hui, d’aucun pense que c’est en un clin d’œil que la question du délestage sera résolue. Certes c’est le souhait de tout le monde, mais il y a encore du pain sur la planche car ce n’est pas en 02 ou 05 ans que l’on peut combler un manque de 30 à 40 ans et surtout dans le domaine de l’Energie.

Selon une des interventions du DG de l’ENERCA, il faut un investissement à hauteur de 300 milliards pour qu’on arrive plus à parler du délestage.

Aujourd’hui, certaines banques comme la CBCA ont compris en volant au secours de l’ENERCA. Pourquoi les autres banques notamment EcoBank, BSIC etc ? 

That is the question!

Ben