Rencontres des leaders des groupes armés à Sido
Ils sont près d’une dizaine, dont les principaux : Ali Darassa de l’UPC, Abdoulaye Hissein du FPRC, Mahamat Alkhatim du MPC, Adoum Rakis du MNLC et Sidiki Abass des 3R à s’être retrouvés dans la petite localité de Sido à quelques kilomètres à peine de la frontière tchadienne dans le grand nord-ouest centrafricain
Ils viennent également de toute la Centrafrique, l’UPC depuis la Ouaka, Bambari, Alindao et une partie de l’est du pays ou ils règnent en maitre, le FPRC depuis Ndelé, Bria et Birao, une grande partie du nord est de la RCA, le MNLC présent dans l’Ouham, le MPC sur toutes les régions de Kaga Bandoro, Bouca, etc et enfin les 3 R tant à Bocaranga que le long de la frontière camerounaise.
Ils représentent 80 pour cent du territoire centrafricain et près de 60 milliards de francs cfa par année qui sont perdus par l’Etat centrafricain.
Ils se sont réunis afin de :
Régler leur problème et tensions internes et constituer un front commun à l’approche des consultations de l’Union Africaine qui débuteront dès le mois de septembre
Mettre en place une stratégie pour dénoncer et contrevenir si besoin est à la présence russe en Centrafrique et à la montée en puissance des forces armées centrafricaines (FACA)
Bien que ni la Minusca, ni la société civile centrafricaine et encore moins le gouvernement n’ont commenté cette rencontre illégale et qui met au défie la communauté internationale et les acteurs de la paix en Centrafrique, il n’en ressort pas moins que cette rencontre opportune des composantes des ex sélékas inquiètent plus d’un.
Si tant est vrai que la rumeur parle d’une prochaine réunion à Ndjaména au Tchad ou à Kaga Bandoro en sol centrafricain de ces groupes afin de définir leur volonté commune dans les grandes décisions qui seront prises, rien ne présage d’un avenir radieux pour une Centrafrique qui peine à sortir d’une crise qui n’en finit pas.

Kota Wali