Par Pam KOTA WALI de @DRN

Alors qu’il y a quelques années, la République Centrafricaine était productrice d’un sucre de qualité, la grave crise de 2013 a suspendu l’ensemble de ce secteur de la petite industrie nationale de sucrerie. 

Arrivée au pouvoir en 2016, le professeur Faustin Archange TOUADERA, chef de l’Etat et président de la République avait promis relancer ce secteur de l’économie : Chose désormais faites.

C’est ce 1 novembre 2019 que le Gouvernement Centrafricain représenté par le Ministre du Commerce et de l’Industrie, Son Excellence Mahamat Taïb Yacoub, accompagné des cadres de son Département, ont lancé officiellement à Ngakobo dans la Ouaka, le site de production de la SUCAF, société de production de sucre centrafricain.

Le lancement de la campagne sucrière 2019-2020 est un grand évènement, après quelques années de ralentie des activités de production due en grande partie à l’insécurité dans la région. Etaient également présents à la cérémonie, le Directeur général de la SUCAF, Martin Akem et les cadres de la Direction Générale et ceux de l’Usine de Ngakobo.

Cette mission d’une journée avec « aller et retour » a été effectuée par voie aérienne à destination de la ville de Ngakobo. A leur arrivée, le Ministre Mahamat Taïb Yacoub et sa suite ont tenu une réunion de mise au point avec le staff de la SUCAF. Après cela, la campagne sucrière a été lancée dans la parcelle D suite à la brûlure des cannes à sucres. 

Il est à noter que la fabrication du sucre se fait en cinq étapes, le broyage et extraction, l’épuration, l’évaporation, la cristallisation et le conditionnement.  Autrement dit, les cannes coupées, ramenées des champs sont rangées dans la cour puis convoyées pour le lavage et broyage par la coupe canne en fines cossettes pour faciliter l’extraction du jus par le phénomène d’osmose en passant par d’autres étapes pour arriver au conditionnement qui est la partie finale par l’obtention du sucre sec.

Le problème du protocole d’accord de partenariat entre la SUCAF et le gouvernement tarde à être signé. Cela dure depuis un an. Toutefois, le dossier est déjà traité à un certain niveau et on peut noter des avancées significatives. Le Ministre Mahamat Taïb Yacoub, qui a été bien suivi par le staff de SUCAF, donne sa parole d’honneur que d’ici deux semaines, ce problème sera résolu sans faute. Ce protocole d’accord précise entre autres, la part du Gouvernement dans la SUCAF, les modalités fiscales allégées ainsi que les perspectives de développement des filiales.

Concernant les plaintes relatives aux flambées des prix du sucre de SUCAF sur le marché par rapport à celui importé hors du pays, le ministre a indiqué que cela est dû à la non-signature de ce protocole d’accord de partenariat. Ce dernier à confirmer que toutes les dispositions sont déjà prises en vue de la signature dudit protocole d’accord dans un bref délai en vue d’empêcher la concurrence déloyale dont font preuve certains opérateurs économiques face à SUCAF. 

Le Directeur Général qui ne baisse pas les bras pour le bon fonctionnement de SUCAF, a pour lui, affirmé que la Société qu’il dirige projette cette année, 14000 tonnes de canne coupée en vue de la production de 10000 tonnes de sucre. Cette projection va se faire avec les moyens de bord que sont notamment les matériels de production sur place sur le site.

Notons qu’avec cette question de non signature d’un nouveau protocole d’accord, on enregistre également une concurrence déloyale qui fait son bonhomme de chemin. SUCAF se confronte à de difficultés face à ces opérateurs économiques qui importent frauduleusement le sucre. Ce sera la signature de ce protocole d’accord qui pourra résoudre ces problèmes enregistrés par-ci et par-là.

Le moins qu’on puisse dire, la campagne sucrière 2019-2020 s’annonce fructueuse du moment où la Direction Générale de la société, se sont engagés à réussir leur pari productif avec le soutien du gouvernement.

Tout laisse à croire que la Société citoyenne SUCAF contribuera toujours au développement du pays à tous les niveaux.