Professeur d’Université en Mathématique, Ex-recteur de l’Université de Bangui et dernier Premier Ministre de M. BOZIZE, le Président M. Faustin Archange TOUADERA est cet homme politique centrafricain de 60 ans ayant accédé à la Présidence de la République depuis le 30 mars 2016 suite à une élection transparente, démocratique et incontestée. En sa qualité de haut fonctionnaire, il s’est battu pour briguer la magistrature suprême afin d’apporter le bonheur recherché et le soulagement au peuple fatigué et meurtri. C’est donc avec force et courage qu’il endosse cette responsabilité malgré les écueils et difficultés inhérentes du moment.
Au-delà de tous ces combats menés, voire au risque de sa vie, pour le développement et la sécurité, il lui est difficile de faire entendre raison à une tranche de la classe politique centrafricaine.
Aussi, avec le regain des violences de ces derniers jours, il est taxé de n’être pas à mesure de ramener la paix en Centrafrique par les ennemis de notre nation.
Cela pousse à poser quelques questions justifiées :
En quoi l’homme constituerait-il une entrave à la paix ?
Quelle serait sa réelle vision pour son pays, le Centrafrique ?

M. TOUADERA constitue t-il une entrave à la paix en Centrafrique?

Lorsque la crise centrafricaine en 2013 éclatait, tous ceux qui étaient à la tête de l’Etat furent insultés, taxés de mal centrafricain, poussés à la démission pour leur incompétence à gérer la crise d’alors. Voilà pourquoi, lors de sa prise de pouvoir en 2016, M. Faustin Archange TOUADERA voulut s’entourer de personnalités minutieusement choisies, ayant des ambitions réelles pour leur pays.
Connaissant la situation très chaotique du Centrafrique, il s’était bien préparé à donner la priorité à la paix par la négociation, les pourparlers pour un dépôt volontaire et rapide des armes, conduisant ainsi le peuple dans son ensemble et ses diversités vers la sécurité et à la paix.
Force est de constater malheureusement que très tôt, refus, polémiques, tueries et violences ont repris allégrement. Même le climat politique censé consensuel pour aller au calme signé lors du Forum de Bangui s’envenime : des scènes de combat de gladiateurs d’arène ont repris comme du temps helvétique. Les confiances faites aux uns et aux autres, les coalitions politiques créées, les soutiens attribués, se sont dégradés au fil des jours. Tout laisse à croire que la logique, le dynamisme, le dialogue que privilégie cet homme d’Etat avec ses collaborateurs ne font que créer des ennemis sur son chemin. Il se fait même détester par ses amis politiques d’antan prisant le va-t’en-guerre. Certains le traitent de lâche, de trop tolérant, d’autres diront de lui trop silencieux, trop hésitant.
Mais malgré les médisances, M. Faustin TOUADERA renouvelle son soutien à son fidèle chef de Cabinet M. Firmin GREBANDA et à son premier ministre M. Simplice SARANDJI, qui l’aident dans ses tâches quotidiennes. Beaucoup veulent leur départ on ne sait où et pourquoi ? L’équipe avec laquelle il travaille se bat pourtant dans la ligne directive de sa mission de redonner de l’espoir au peuple, épargnant au maximum les effusions de sang.
Bref, ses ennemis s’activent à tout moment pour saccager les fondations de la paix posées par le gouvernement et la communauté internationale.

Quelle est la vision de M. TOUADERA pour son pays le Centrafrique ?

Le plus grand cauchemar de tout chef d’Etat africain du 21e siècle est de « comment arracher aux groupuscules armés la paix et la sureté dont ils troublent l’existence ? ». Le Président Faustin A. TOUADERA vit, dans sa propre chair et son âme, cette réalité qui sévit chez nous, mais aussi au Niger, Nigeria, Mali pour ne citer que ceux-là. Pourtant il suffirait que chaque compatriote joue sa partition pour que la concorde revienne abréger la souffrance de nos peuples africains.
Contre ces vents et marées, ces vagues meurtrières, notre capitaine du bateau centrafricain luttera afin de faire aboutir ce combat de pacification, de restauration d’état de droit.
Car, en dépit de cette crise interminable, le Centrafrique a connu une hausse de son PIB en 2017, les salaires sont réguliers, l’administration recommence à fonctionner, les pourparlers et les négociations avec plusieurs groupes armés avancent. L’aide internationale et les biens publics sont bien gérés.
Cet homme a une vision simple pour notre pays : la quiétude dès le bannissement des cris d’armes par leur réduction en silence olympien, le développement de l’économie. Il émet aussi ce vœu de voir le centrafricain pratiquer volontairement la religion de son choix et la cessation des violences sous-tendues faussement inter-religieuses. En aucun cas, dans son règlement de la crise centrafricaine : la négociation avant d’afficher la fermeté.

La situation que nous commençons de traverser dernièrement impose certes l’obligation d’être prudent et plus ferme. Toutefois pour éviter un embrasement total qui ne pourrait être maitrisé, évitons de retomber dans la haine, la division ou l’exclusion.
En attendant la réalisation finale de tous les programmes conçus par le Gouvernement dans l’intérêt du peuple centrafricain sans distinction de religion, d’ethnie, nous présentons nos sincères félicitations et bonne continuation au Chef de l’Etat dans ces démarches de solution.

Il parait impérieux de donner ce soutien total au gouvernement qui manque à notre patriotisme au Président ainsi qu’à son équipe afin de les aider à traverser ces turbulences provoquées par les ennemis de la paix.

Le Centro Rassembleur