Les militaires admis à la retraite n’ont cessé de revendiquer ces temps-ci « des mesures d’accompagnement ». Cette revendication, perçue par le Chef du Gouvernement comme un moyen de pression, bloquant sans cesse les activités quotidiennes dans la ville de Bangui avec des barricades, n’est ni justifiée, ni prévue par la législation, ni par les partenaires financiers du programme.

Ce qu’il faut naturellement retenir de toute cette grogne.

Ce n’est pas parce que l’on est militaire ou ancien militaire qu’on a le droit de tout se permettre. S’agit-il réellement d’une revendication ou une manipulation visant à saboter les avancées qui se font à petit pas ? Voilà comment l’événement se présente…

Dans la dynamique de rajeunir le milieu des corps habillés, le ministère de la défense et de la reconstruction de l’armée nationale a fait admettre 800 militaires à faire valoir leurs droits à la retraite il y a de cela plus de 5 mois. Et pour les mettre dans leurs droits légaux, le gouvernement avec l’appui des partenaires et certains pays amis leur ont payé entièrement les arriérées de salaires. Aujourd’hui, ceux-ci en réclament plus. Est-ce parce qu’ils sont militaires ou sont-ils manipulés ?

Ces retraités parlent de « mesures d’accompagnement à la retraite ». Selon le gouvernement, ce terme semble être inventé par eux-mêmes. Car n’existant nulle part dans la fonction publique.

N’y a-t-il pas avant eux des militaires à la retraite ? Pourquoi n’ont-ils jamais brandi une telle revendication, paralysant les activités via les barricades.

Il faut reconnaitre qu’un militaire est un agent de l’Etat comme tous les autres qui sont des civiles. Mais pourquoi « une mesure d’accompagnement à la retraite » ? Ce que les retraités civils n’ont jamais revendiqués.

Ces anciens militaires, faut-il le noter, sont sortis barricadés les routes, empêchant les particuliers de se rendre au travail à temps. Une situation qui est déplorée par la population qui qualifie cette revendication de non sens et de provocation.

Face à cela, certaines sources font état de ce qu’il y ait l’intention de paralyser la Capitale en barricadant les grands axes de la ville. Et en cela, d’autres mauvaises intentions qui sont celles de la minuterie seraient également envisagés.

Disons que ces perturbations ne cessent de se répéter presque toutes les semaines depuis le mois de janvier jusqu’aujourd’hui. La toute dernière sur l’avenue des martyrs avait été balayée de force par les gardes présidentielles afin de libérer le passage qui a été bloqué depuis 05h. Depuis ce jour, la police et la gendarmerie prennent position dans presque tous les axes de la ville de Bangui, de jour comme de nuit, dans l’optique d’éviter ces perturbations.

Disons que ces revendications infondées et perturbatrices viennent au moment où le gouvernement et les représentants des 14 groupes armés s’activent à la recherche de la paix en apposant leurs signatures sur un accord visant à faire taire la voie des armes et privilégier le dialogue comme règlement de tous différends.

 

Enfin, pourquoi continuer de s’inscrire dans une logique de la violence tendant à noircir le pays à l’extérieur ? L’esprit de la concorde et du patriotisme doivent triompher au delà de tout intérêt individuel, nous le souhaitons vivement.

Ben