Le message d’alerte.
Khartoum c’est un rdv pour un avortement politique programmé !
Les préalables vont capoter les pourparlers !
– L’amnistie comme position non négociable posée par les groupes armés et les anciens chefs d’états.
– leur retour sans condition sur le terroir!
– si non partition avec une république fédérale déconcentrée !
Les autres points c’est pour le partage du pouvoir cad un gouvernement de transition sur deux ans!

Qu’est-ce que tout cela peut nous inspirer

1- Le peuple centrafricain s’est prononcé à plusieurs reprises pour refuser une loi d’amnistie qui n’apporte pas la paix, mais conforte l’impunité.
Est-ce normal d’occasionner des morts innocents, des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité et d’un revers de mains, revenir à table comme si de rien n’était ?
D’abord, sans jugement, il ne s’agit que d’accusations et il faut soit confirmé, soit infirmé pour situer tout le monde.
Donc en clair, la justice doit faire son travail avant tout.
Mais la paix se construit aussi avec des décisions difficiles, voire impopulaires.
Donc poser la question de l’amnistie est bien normal, pour les personnes accusées ou qui se reprochent quelque chose.

Autant, l’amnistie n’est pas la solution, et le gouvernement ne peut l’accepter, au risque de provoquer un soulèvement populaire pour trahison, autant, une solution médiane est possible: une forme d’amnistie sous conditions, progressive, assortie d’usage de droit de grâce pour le seul légitime à prendre pareille décision, le Président de la République, démocratiquement élu.

2- Le retour sans conditions des anciens Présidents de la République.
Les deux anciens Présidents concernés BOZIZE et DJOTODIA, sont des fils du pays et en tant que tel, ont légitimement le droit de vouloir rentrer chez eux.
C’est également une position partagée par leurs partisans et c’est compréhensible.
Mais, ne l’oublions pas, ces deux Présidents sont venus au pouvoir armes aux poings avec les conséquences qui sont encore visibles.
De plus, sauf erreur, il existe pour l’un un
un mandat d’arrêt onusien et national
Et pour l’autre, une procédure judiciaire nationale

S’ils ne sont pas actuellement en RCA, ce n’est pas un hasard.
Leur retour devrait se faire par le truchement de la justice.
Et surtout, aujourd’hui, personne ne peut dire si leur retour sera source de paix.
Ce préalable est audacieux et ne peut être un dicktat, mais un résultat d’un processus de réconciliation dans lequel, ils devraient vraiment œuvrer pour la paix de manière tangible.

3- Fédéralisme ou partition
Les revendications relatives à l’abandon de certaines régions qui seraient moins développées que d’autres ne peuvent plus être portées en étendard.
Il est dangereux voire aventureux de penser à un système comme celui qui a conduit à la partition du Soudan avec les conséquences que nous voyons aujourd’hui.
Le Centrafrique est un pays indivisible.
La solution à la crise n’est pas dans la répartition du pays, mais dans la prise en compte des préoccupations de chacun.
Ce postulat est un chantage dû à la force militaire des groupes armés qui ne sont paradoxalement pas sous embargo.
De plus, il est capital d’attirer l’attention des acteurs qui, pour des raisons égoïstes, poussent à la partition du pays.
Ils doivent avoir à l’esprit le drame provoqué au Soudan.

Le choix est fait de ne pas faire la guerre à d’autres Centrafricains pour ramener la paix.
Les Centrafricains, qu’ils appartiennent aux groupes armés ou non, doivent avoir conscience que le pays leur appartient et c’est ensemble qu’ils doivent le défendre, le construire.
Les mercenaires en armes ou en col blanc, n’ont pour amis que leurs seuls intérêts.

4- Transition de deux ans et partage du pouvoir !!!
Encore ce long serpent de mer!
Il faut définitivement que le Centrafricain intègre le fait que pour aspirer à des responsabilités politiques, la voie royale n’est pas celle des armes.
Il est vraiment temps d’arrêter ce cercle vicieux infernal.
Certains politiques, fautes de suffrages électoraux favorables, espèrent, parfois, tapis dans l’ombre d’arriver au pouvoir de cette façon.
Le Centrafrique a assez connu de transition.
Le pouvoir élu démocratiquement, fait ses preuves. Aux prochaines élections, il est reconduit ou remplacé.
Il faut retrouver la normalité dans l’accession au pouvoir.

Le schéma de la Transition et ou du partage du pouvoir doit être purement et simplement abandonné, tant il est dangereux, non seulement aujourd’hui, mais pour des générations à venir.

Ce dialogue, nous réserve des surprises !
Mais émettons le vœu qu’il soit un rendez-vous utile et productif.
Que le bon sens et l’intérêt général prédominent.

WS