Par Pam Kota Wali de DRN

L’actualité centrafricaine de cette dernière semaine, emplie de suspicions, de dénigrements ; de messages de haine, de calomnies et de démagogies à l’encontre du chef de l’Etat centrafricain ou des actions du gouvernement, nous font souvent perdre de vue les réelles avancées de la politique du chef du gouvernement centrafricain Firmin Ngrebada, sous l’impulsion du Chef de l’Etat, le professeur Faustin Archange Touadera, président de la République Centrafricaine.

La journée du samedi 29 Juin 2019 a vu la signature d’un Accord tripartite entre la RCA, le Cameroun et l’UNHCR à Yaoundé, dans le cadre du rapatriement volontaire des réfugiés et demandeurs d’asile centrafricains au Cameroun. Cet accord est chargé de fixer les modalités pratiques de retour volontaire des réfugiés centrafricains dans leur pays en fixant le cadre juridique permettant de s’assurer que les retours sont strictement volontaires. De source officielle, plus de 450 000 réfugiés centrafricains ont trouvé refuge au Cameroun depuis 2012, déclenchement de la crise centrafricain. Beaucoup d’entre eux sont rassemblés dans le camp de Borgop dans la région camerounaise de l’Adamoua où ils reçoivent de l’assistance de plusieurs organisations internationales et du gouvernement camerounais.

La signature a eu lieu dans la salle de conférence du Ministère camerounais de l’administration du territoire en présence du représentant de la partie camerounaise, le Ministre Paul Atanga Nji, la partie centrafricaine représentée par Madame Virginie Baikoua, ministre de l’Action Humanitaire et de la Réconciliation Nationale et un représentant du Bureau régionale UNHCR. Etaient également présents, plusieurs chefs de missions diplomatiques et consulaires, la coordonnatrice résidente du système des Nations Unies, Madame Allegria Baiocchi,

Selon Buti Kale, représentant du HCR en RCA, l’accord représente les standards légaux reconnus sur le plan international, régissant le rapatriement volontaire des réfugiés et auxquels les parties se sont entièrement engagées. Pour le ministre camerounais de l’administration territoriale Paul Atanga Nji qui a représenté la partie camerounaise, cet accord traduit la volonté des autorités camerounaises de la protection des droits des réfugiés.

Pour la Ministre centrafricaine Virginie Baikoua, cet Accord fait suite à celui de Khartoum, signé en février dernier en RCA. Il annonce le rapatriement des réfugiés et le retour des déplacés internes.

Ainsi donc, le gouvernement centrafricain est à pied d’œuvre pour le retour de la paix en RCA. L’Accord de Khartoum tant contesté surprend en accouchant de plus en plus d’actions positives et de résultats concrets, n’en déplaisent aux mauvaises langues.