Depuis que l’accord politique de paix et de réconciliation avait été signé entre le gouvernement et les 14 groupes armés, l’on constate toujours une violation de la part de ces groupes armés malgré que le gouvernement joue sa part de partition.

A l’heure actuelle, le PM a fait de la violation de cet accord une préoccupation majeure car n’arrive pas à comprendre pourquoi les chefs rebelles ne respectent pas leurs engagements et que le comité de suivi de cet accord ne se gène point.

Lors de sa dernière interpellation au niveau de l’Assemblé Nationale, le Premier Ministre Chef du gouvernement Firmin NGREBADA avait exprimé sa désapprobation devant les élus de la nation sur les questions liées au respect de cet accord. Le PM avait sans doute indexé le comité exécutif de suivi de cet accord qui était resté silencieux devant le massacre de Paoua, Zangba, Kabo etc., ainsi que la question de la persistance des barrières illégales érigées par les groupes armés pour soutirer de l’argent auprès de la population.

Durant cette deuxième session, Firmin NGREBADA avait mis le comité de suivi devant sa responsabilité. Cette question de la violation de l’accord serait, le jeudi dernier, sur la table du conseil de cabinet de la présidence de la République.

A en croire le Premier Ministre, il est une question du respect de son engagement et du bon sens pour les signataires de cet accord afin de permettre au peuple centrafricain qui a tant souffert de retrouver la quiétude et la dignité.

Qu’à cela ne tienne, en prévision de ces violations, l’accord a prévu en elle-même des mécanismes de règlement et de sanction. Il suffit de les appliquer pour qu’aucun signataire ne se sente plus rusé. D’où la responsabilité des garants de la mise en œuvre, notamment en ce qui concerne l’article 35 de l’accord.

Par la signature de cet accord, chacun des acteurs avait pris l’engagement de le respecter et dans le cas contraire, de subir les conséquences qui en découlent en ce qui concerne la violation.

Mais pourquoi tergiverse-t-on sur l’application des sanctions y relatives à la violation ?

A un moment où l’appropriation de cet accord est sujette à caution du fait des voix discordantes qui ne cessent de s’élever, le manquement au devoir de la part des garants pourrait être de nature à alimenter le scepticisme de beaucoup. Dans la foulée, l’idée d’une partialité pourrait naître dans l’opinion, ce qui serait hélas préjudiciable et fatale pour le processus ainsi enclenché avec la signature de cet accord de la dernière chance.

Décidément, Firmin NGREBADA veut recadrer les choses ainsi, la mission conjointe gouvernement, Minusca, Union Africaine et CEEAC qui avait été en province en a la parfaite illustration. Ceci dans le cadre de la bonne réussite de sa mission.

Désormais, le ballon est dans le camp du comité exécutif de suivi qui doit faire montre de maturité en mettant en œuvre l’article 35 du présent accord afin de permettre à la population centrafricaine de retrouver son haleine de paix.

In fine, retenons que les missions doivent accomplir leur tâche auprès des groupes armés de manière à ne pas fragiliser la mise en œuvre de cet accord. Il est si bien clair qu’en cas de violation, les sanctions sont là : pourquoi ne doit-on pas les appliquer ?

Ben