R.C.A : M. l’ambassadeur Smaïl CHERGUI, constructeur de paix en Centrafrique !

Le monde ne cesse de se battre pour réunir les centrafricains autour d’une table dans le but de trouver une approche de solution qui puisse libérer le peuple centrafricain, pris dans un bourbier depuis plusieurs années. Ce pays connait, comme d’ailleurs tant d’autres à travers le monde, une période d’incompréhension totale de son histoire, très difficile à gérer, à comprendre et à être traité convenablement. A l’aube de l’année 2019 et après plusieurs consultations en coulisse, l’Union Africaine s’est fixée l’objectif de concrétiser sa feuille de route afin d’éviter la poursuite des bavures fratricides qui détruisent le Centrafrique. A Khartoum (Soudan), cette mission a été confiée à l’Union Africaine, conduite par son président de la commission de paix et sécurité, l’ambassadeur Smaïl CHERGUI. Ce grand diplomate africain a cru en la capacité des centrafricains à trouver une entente qui apaiserait la souffrance de leur peuple. Mais avant tout qui est l’ambassadeur Smaïl CHERGUI ? Qu’a-t-il fait pour le peuple centrafricain ?

Qui est l’ambassadeur Smaïl CHERGUI ?

C’est un diplomate africain polyglotte (Anglais, Français, Arabe) de nationalité algérienne. Il est né le 04 septembre 1956 et diplômé de la section diplomatique de l’Ecole Nationale d’Administration d’Alger. Totalisant une carrière de 32 ans au ministère des affaires étrangères d’Algérie, il a été plusieurs fois ambassadeur de l’Algérie comme en Ethiopie puis en Russie et fut aussi consul général à Genève. Durant toutes ces années, il s’est toujours trouvé dans le circuit diplomatique de l’Union Africaine et aussi dans la gestion de certains conflits comme celui de l’Ethiopie et l’Erythrée, du nord du Mali… Elu commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union Africaine le 12 octobre 2013, il succéda Mme Nkosazana Dlamini-Zuma. Et il a eu le privilège de conduire l’équipe de facilitation de l’Union Africaine à Khartoum (Soudan) rassemblant le gouvernement centrafricain et les quatorze (14) groupes armés, après de nobles et courageuses négociations pour faire aboutir une possible accalmie des hostilités en Centrafrique.

Qu’a-t-il fait pour le peuple centrafricain ?

 

Le Centrafrique est à son huitième (8e) accord signé pour des cessations d’hostilités évitant des déchirements qu’il ne cesse de vivre depuis des années. Avec l’entrée en jeu de l’Union Africaine avec sa feuille de route, beaucoup n’attendaient pas de résultats concrets tellement les deux parties étaient figées sur leurs point de revendications. Il est à rappeler que lors des démarches préliminaires aux négociations, les groupes armés s’étaient cramponnés sur les points non négociables comme l’amnistie générale. Ce point inscrit dans les négociations avait fait l’objet de beaucoup débats et rejeté en bloc par la société civile et le gouvernement centrafricain. Durant les négociations, les groupes armés présents à Khartoum avaient même menacé à plusieurs reprises par ultimatum de suspendre officiellement leur participation aux discussions si le gouvernement n’accepte pas une amnistie générale et la mise en place d’un gouvernement d’union nationale.

Au début des assises, le peuple centrafricain ne prenait pas au sérieux ces tracasseries diplomatiques de négociation. Mais l’ambassadeur Smaïl CHERGUI en connaissait l’enjeu. Il a eu à dire qu’il ne pourra travailler qu’avec des solutions qui respectent la constitution centrafricaine. Et à la surprise de tous, CHERGUI a usé de ses performances diplomatiques et ses connaissances des circuits de négociations panafricaines pour réussir d’imprimer une hygiène à la négociation en laissant les belligérants sous les projecteurs pour décider de l’avenir du pays qu’ils prétendent aimer. La diplomatie africaine et internationale s’est mise au service du centrafricain lors de cette table ronde. L’équipe de l’Union Africaine n’a pas baissé les bras et a fait des navettes entre les deux parties en conflit pour accoucher des points d’entente. Etant signé et accepté par toutes les parties et loin d’être classé aux oubliettes comme beaucoup d’autres accords signés pour la paix en Centrafrique, l’accord de Khartoum, sous la supervision de l’Union Africaine mené par CHERGUI aura des répercussions positives sur l’avenir du Centrafricain.

Nous sommes tous ravis de voir des personnalités politiques africaines, onusiennes plaider pour le respect de cet accord seul chemin de pacification de la République Centrafricaine.

Le Centro Rassembleur