Grâce au concours de la Mission Multidimensionnelle Intégrée de Stabilisation des Nations Unies en Centrafrique (Minusca), le stade de Berberati est en cours de réfection. Une infrastructure qui profitera au développement du sport dans la localité et renforcera les liens entre les communautés.

terrain stade municipal Berberati

C’est depuis le 22 février 2018 que les travaux de réhabilitation du stade municipal du Chef-lieu de la Mambéré-Kadeï ont démarré. « Les travaux consistent entre autres à réhabiliter et couvrir la tribune, à parachever les travaux des vestiaires et des bureaux, construire la piste d’athlétisme et les plateformes de lancée de poids, de sauts en longueur et hauteur, crépir les murs de clôture et mettre à niveau et gazonner l’aire de jeu du football. Il s’agira également de confectionner de nouveaux portails », a indiqué le site d’actualité de la Minusca.

Initié par la ligue de football de la Mambéré-Kadeï et financé par la Minusca « à travers ses projets à impacts rapides (QIPs) », le coût des travaux est de 24.220.900 FCFA et sa mise en œuvre est assurée par l’ONG Zikito « pour une durée de trois mois ».

Cet ouvrage sportif combien modeste, contribuera au développement du sport, mais saura-t-on le protéger du vandalisme ?  Sur les enjeux de cet aire de jeu, le chef de bureau de la MINUSCA à Berberati, Périclès Gasparini a souligné que «ce stade est un lieu qui n’a pas de discrimination, d’exclusion et où l’unité et la cohésion résident. C’est le lieu d’appeler les jeunes à incorporer ces valeurs sportives sur le terrain dans leur vie de tous les jours et à savoir que tout acte violent dans la communauté, peut aussi valoir un carton jaune, voire rouge ».

Berberati, Chef-lieu de la Mambéré-Kadeï  est distant de 516 Km de Bangui. La préfecture de la Mambéré-Kadeï est une région pourvoyeuse d’or et de diamants. En dépit des richesses qu’elle regorge, la ville ne dispose pas de stade aux normes internationales. Si la République Centrafricaine n’est pas à l’heure un exemple du sport africain et mondial, c’est aussi par manque d’infrastructures sportives.  

Fleury Agou