Dans le souci de pallier le problème de l’électricité, des efforts concrets sont consentis grâce à l’appui financier de la CBCA (Commercial Bank Centrafrique) d’une part et de la contribution sur fond propre de l’ENERCA d’autre part. La CBCA a fait un prêt d’un milliard 800 millions de FCFA à l’Energie Centrafricaine pour faire face aux besoins pressants de la population. Mais comment cette somme avait-elle été utilisée ? Quel impact l’usage de ces fonds aura-t-il sur la population centrafricaine ?

Une délégation de la direction générale de la CBCA conjointement avec celle de l’ENERCA avaient effectué une visite de travail dans les usines de BOALI I, II et III. Cette visite s’inscrit dans le cadre de suivi d’un prêt d’un milliard 800 millions de FCFA dont l’ENERCA était le bénéficiaire.

Pour le Directeur Général Patient BENDJIMA « la CBCA est notre banque des opérations. Cette visite permet à l’équipe de la Banque de venir voir tout ce qui avait été mis en œuvre suite au concours financier que la Banque a accordé à l’ENERCA ».

Ce prêt avait permis à l’ENERCA d’acquérir des matériels notamment des câbles, des transformateurs, des lampes 125 de l’éclairage public, des régulateurs de vitesse, des accessoires de branchement, des disjoncteurs etc. Tous ces matériels sont disponibles dans les magasins de l’ENERCA.

La visite à en croire le DG de l’ENERCA, depuis la Direction Générale jusqu’à BOALI, a permis de montrer les points d’installation des équipements acquis. « Cette visite permet au DG de la CBCA de voir ce qui se fait comme travail sur le terrain pour garantir la fourniture de l’électricité à nos compatriotes » explique de DG de l’ENERCA.

Selon le DG de l’ENERCA, la CBCA est une banque qui finance l’économie nationale « elle a financé des besoins d’investissement de l’ENERCA, des équipements pour les usines de BOALI I et II. Au niveau de BOALI II nous avons réhabilité le système de régulation qui était défaillant et à BOALI I nous avons acquis un transformateur de réserve pour pallier les difficultés qui subviendraient au cas où on arrivera à une perte de transfo ».

Notons que le coût total d’investissement s’élève à 2 milliards 5 millions de FCFA, ce qui signifie que l’ENERCA a aussi dégagé des fonds pour atteindre ce montant.

Le DG souligne que c’est pour résoudre le problème de l’ENERCA, et parvenir à la suppression du délestage. Toutefois, « il reste des investissements à réaliser à hauteur de 300 milliards pour qu’on n’arrive à ne plus parler de délestage. Le gouvernement s’est battu pour que nous ayons un investissement qui tourne autour de 70 milliards. Il reste encore des efforts à fournir pour satisfaire la population ». Il précise que du côté de l’entreprise, des efforts restent à faire pour maitriser le coup en travaillant sur le segment de la distribution.

Concernant l’intérieur du pays, une annonce de la réouverture de quelques centres est faite car des efforts seront poursuivis pour remettre en service ces centres à en croire le DG de l’ENERCA.

Le DG de la CBCA, Hervé KOGBOMA YOGO, dans son allocution, précise que le but d’une banque c’est de financer les activités. « La situation de l’ENERCA est une situation particulière. Elle pose un énorme problème de financement, impactant sur les investissements et la rentabilité de la structure. Financer l’ENERCA est une décision très délicate. Mais au-delà du financement, l’on devrait gagner des intérêts. Il faut se rendre compte que l’ENERCA exerce dans un secteur très stratégique. Ne pas soutenir l’ENERCA c’est vouloir la mort de l’économie. Ne pas financer l’ENERCA serait suicidaire pour l’économie ». Souligne le DG de la CBCA.

Des efforts ont été largement déployés par l’ENERCA, c’est pourquoi la CBCA après constat a pris l’engagement de la financer. « Aujourd’hui notre satisfaction est très grande. Ce que nous avons mis à la disposition de l’ENERCA a été utilisé décemment. Et d’ici peu, il y aura un impact sur la population. Nous faisons confiance à la gestion de l’ENERCA. Et avec ce que j’ai constaté, je n’hésiterai pas un seul instant à convaincre mon conseil d’administration pour appuyer cette structure qui a beaucoup de potentialités mais qui est limitée sur le plan financier », avait rassuré le DG de la CBCA.

En attendant que l’ENERCA puisse atteindre son objectif qui est celui de fournir de l’électricité à la population centrafricaine et de rehausser l’économie du pays, il va falloir que certaines banques de la place comme Ecobank, MAROCO, BSIC et autres puissent s’inscrire dans cette logique afin de permettre à cette unique structure de retrouver une bonne haleine et prendre de l’élan.

Ben