Nul ne peut contester le fait que le Président centrafricain est entièrement francophile. Nul ne peut nier aujourd’hui que le Président centrafricain entretient une vraie relation bilatérale avec la France. Ceux qui sont entrain de brouiller les pistes de cette bonne relation entre Macron et Touadéra ne sont simplement que les ennemis de la Paix. Plusieurs événements nous emmènent aujourd’hui à surfer sur cette idée. Le rappel de l’Ambassadeur français, l’idée de la fermeture du Consulat de France à Bangui, illustrent cette attention particulière de la France pour une relation plus équitable.
Par ailleurs, il est souvent de coutume que les fauteurs de troubles se rapprochent aussi de la France. Il est aussi possible d’un autre Etat souverain comme la RCA entretienne d’autres relations bilatérales gagnant/gagnant avec d’autres nations. Une diplomatie dans l’intérêt de son peuple, c’est le cas présent pour le Chef de l’Etat centrafricain. Ce n’est ni une exception dans la politique étrangère que mènent certains Chefs d’Etats, ni contre la France comme certains tendent à prouver. Le Président Touadéra veut nouer ou renouer des relations avec certaines puissances occidentales ou asiatiques, cela y va des intérêts du peuple centrafricain qui a tant souffert. Aucun observateur politique national ou international n’a le toupet d’émettre des critiques négatives sans pour autant se rapprocher de l’initiateur des démarches afin de comprendre ses plus profondes motivations.
A Bangui, plusieurs Etats de part le monde ont leur représentation diplomatique. Ceci est un positionnement dans le giron international. Le choix de l’hyper puissance russe sur le plan militaire est tout comme l’Israël avec les USA ou l’Union européenne. L’Assemblée nationale qui représente le peuple souverain a donné son accord, qui pourrait d’autre empêcher le locataire de la Renaissance à entreprendre de telles démarches auprès des autorités russes ?
La visite officielle du président portugais en Centrafrique démontre par ailleurs que la Russie n’est pas le seul pays avec lequel le Président Touadéra veut entretenir de bonnes relations. La liste est longue.
Quant aux opposants qui trouvent à dire dans ce rapprochement de la RCA à la Russie, qu’ils attendent arriver leur tour au pouvoir avec leurs idées géniales. Heureusement que le peuple n’est plus dupe. La logique aimerait que l’opposition centrafricaine accompagne le Président Touadéra pour qu’il réussisse ses cinq ans de son mandat difficile. Grande est notre surprise de constater que l’opposition n’est pas une opposition constructive, mais destructrice et manipulatrice.
La question que l’on se pose serait, « quand est-ce que les hommes politiques centrafricains verront d’un œil approbateur les intérêts nationaux ? En effet, malgré la situation qui prévaut dans ce pays, rares sont ceux qui prennent vraiment conscience.
C’est donc à raison que nous pensons que le problème centrafricain n’est pas un problème d’homme au sommet de l’Etat, mais c’est un problème de patriotisme et de prise de conscience générale. Le jour où la majorité des centrafricains comprendront qu’ils devront se battre comme un seul homme face aux ennemis qui les mettent à genoux, ce jour-là, le pays de Boganda se transformera en un paradis sur terre avec toutes les richesses dont il regorge.
Malgré la preuve de bonne foi de cette coopération russo-centrafricaine lors de la cérémonie de la fin de formation du BIT3 (Bataillon d’infanterie du territoire 3) et les démonstrations militaires de grandeur nature qui ont en suivi, peuvent-ils, ces opposants croire aux efforts du Gouvernement ? Une armée dont rêvent les autorités centrafricaines et les centrafricains est entrain de voir le jour. Ou encore, a déjà vu le jour. Ce n’est plus qu’une question de temps. Les événements du 3è arrondissement lors de l’assaut contre l’enclave du Km5, ont donné raison au Président centrafricain. Qui a dit que Touadéra n’est pas un chef de guerre ? Chef des armées ? – Il l’est.
Pour revenir sur le rôle des acteurs de la société civile.
On se demande tout de même aujourd’hui si ces derniers ne sont pas tout simplement aux ordres de certains opposants qui attisent le feu de la discorde dans ce pays ? Comment pourrait-on imaginer qu’un acteur de la société civile puisse avoir plus d’accointance avec l’opposition ? Quand il s’agit d’agir pour la cause du peuple, personne n’entend parler de ces derniers ? Par contre la société civile attend que l’opposition élève la voix pour qu’elle la suive sans discernement. N’est-ce pas là une réelle contradiction quant à leur mission première qui est de défendre la cause du grand nombre dans une impartialité totale. Ce qui est encore vrai, Touadéra tout seul ne peut pas sortir ce pays du gouffre actuel. Il a besoin d’être accompagné. Chaque acteur ou entité doit jouer son rôle. Certes le Président Touadéra est celui à qui les grosses responsabilités incombent, mais il est du devoir de chaque citoyen dans la cité de contribuer à son bon fonctionnement.
Alors, que les centrafricains se mettent debout comme un seul homme tout d’abord, pour combattre la prédation de leurs richesses, qu’ils combattent pour ramener la paix dans leur patrie. Le chemin reste long, mais si la volonté est là, alors tout est fort possible.

Mathilde Sia Nzapalamou