RCA: «La sécurité ne revient pas forcément avec les armes mais aussi avec la capacité de porter des messages » dixit Thomas GASSILLOUD

Ce message a été porté par le Président du groupe parlementaire d’amitié France-centrafrique lors de son passage en Centrafrique pour mieux évaluer la situation de la crise et surtout celle la politique publique de son pays auprès de la République Centrafricaine. Cette visite à la demande du Président Faustin Archange TOUADERA du 20 au 25 mai 2018 avait permis au parlementaire Français de rencontrer les autorités nationales et internationales ainsi que des organisations non gouvernementales pour discuter des points essentiels de la crise à travers la politique publique française en République Centrafricaine.
Cette première visite politique du député français en Centrafrique s’inscrit dans le cadre de percevoir la situation centrafricaine au travers d’une série d’entretien avec toutes les couches sociales. « Je suis également porteur du message et de clarification sur la position de la France en Centrafrique. La France s’intéresse fortement au problème de Centrafrique» souligne le parlementaire avant de préciser le double rôle des parlementaires français qui est celui de voter les lois et évaluer la politique publique de la France sur l’ensemble des dispositifs nationaux sur le plan culturel, santé, défense et diplomatique.

Cette première rencontre diplomatique du parlementaire Thomas GASSILLOUD avec le Chef de l’Etat Faustin Archange TOUADERA en Centrafrique s’est réalisée sous la coupe de la présentation des situations en République Centrafricaine. Le Président Faustin Archange TOUADERA avait profité de cette visite pour présenter au Président du groupe parlementaire d’amitié France-centrafrique les réels problèmes de son pays dont le soutien de la France demeure encore nécessaire pour une sortie de crise.
Après celle du Président de la République, le parlementaire Thomas GASSILLOUD avait rencontré ses collègues de l’Assemblée National avec qui, il a beaucoup échangé sur la relation entre le pouvoir exécutif et législatif avant de rencontrer le Ministre de la Sécurité Publique le général Henry WANZET LINGUISSARA d’où l’échange était axé beaucoup plus sur la montée en puissance des Forces de Sécurité Intérieures (FSI).
Il a par ailleurs salué le travail qu’effectue l’EUTM auprès des Forces Armées Centrafricaines qui, d’ici le mois d’Août aura formé le troisième bataillon pour servir l’Etat centrafricain.
Dans la poursuite de sa visite, le président du groupe parlementaire a rencontré le représentant des Nations-Unies, de l’Union Africaine où ce dernier a salué la dernière initiative visant à évaluer et prendre en compte les aspirations des groupes armés pour un retour définitif de la paix en Centrafrique avant de rencontrer la communauté française en Centrafrique sous le guide de son Excellence l’Ambassadeur Christian BADER auprès de la RCA.
Le parlementaire avait également rencontré les étudiants centrafricains à l’Université de Bangui où il avait tenu une conférence sur le développement économique surtout comment peut-on faire pour créer une entreprise en Centrafrique, le lien entre le contexte sécuritaire et la capacité actuelle des entreprises; « et après avoir réfléchi avec eux, nous nous sommes convenus que la sécurité est un élément important quand on veut créer une entreprise» avant de rencontrer les chefs d’entreprise autour d’un déjeuner où les échanges ont porté sur le contexte réglementaire et fiscal qui, selon eux, pose souvent de difficultés de visibilité et de transparence dans leurs affaires.
Il a également dans la foulée rencontré les leaders religieux pour soutenir leur implication dans la résolution des différends centrafricains. Et par la suite il a visité le camp M’poko qui regorge encore de militaires français dont le nombre s’élève à 370 hommes.
En effet, le parlementaire a aussi rencontré les responsables des organisations humanitaires qui lui ont passé en revue les difficultés qu’ils rencontrent dans le contexte actuel de l’insécurité qui prévaut dans le pays les empêchant de porter assistance à la population victime.
Après toutes ces multiples rencontres du président du groupe parlementaire d’amitié France-centrafrique, ce dernier avait noté la forte capacité de croire aux rumeurs et l’impatience du peuple centrafricain.
De ce fait, le député Thomas GASSILLOUD lance un appel à tout le peuple centrafricain de ne pas céder aux rumeurs qui, selon lui est un handicap pour la société qui cherche à se développer tout en l’appelant à prendre son mal en patience devant toute ce qui se présente et surtout être déterminé dans la résolution de la crise à travers des voies pacifiques avant de rappeler au gouvernement centrafricain de redoubler d’énergie pour le bien être de sa population.
En terminant son séjour, le président du groupe parlementaire d’amitié France-centrafrique rassure qu’il portera haut toutes les préoccupations des autorités centrafricaines et de la population ainsi que des organisations non gouvernementales auprès de ces pairs afin qu’une solution soit trouvée pour que règne la paix et la sécurité, chemin du développement.

Ben