Critiquer nos responsables politiques, si tel est le choix fait, devrait se limiter au domaine public et préserver la vie privée, même sur un champ d’opposition politique.

La rédaction DRN, s’appropriant cette déontologie, choisit d’être un réceptacle et canal des informations qui s’appuient sur cette éthique journalistique responsable.

En effet, écrire est en soi un acte de totale responsabilité du fait qu’il nous engage pleinement. Un vieil adage conseille même que « les oraux passent, mais les écrits restent ». Cependant, le journaliste professionnel se fait de plus en plus rare. Sur les réseaux sociaux justement, profitant des avatars ou de robots, système lâche où, sous un pseudonyme ou de fausses photos d’autrui, plusieurs individus fabulent sans être inquiétés. Cette catégorie d’acteurs s’en donne à cœur joie à la dénature ou Fake news, calomniant, inventant toutes sortes d’âneries rien que pour salir la réputation des personnes (hautes personnalités ou citoyen lambda …) à des fins politiciennes ou par vengeance personnelle, dans un concert d’attaques médiatiques. Ce système est devenu de nos jours endémique.

De l’ignorance pour la plupart…

Sommes-nous en temps normal ou en situation post-conflit? Eh bien, la recherche de la paix devrait prévaloir.

Il est reconnu, depuis les années de clichés jusqu’au monde numérique, que la photographie sert à fixer le souvenir dans un temps et un espace. Pourtant, beaucoup en ont fait un terrain de pirates, de faux jetons, de faux et d’usage de faux pour nuire… d’où de plus en plus cette nécessité d’assainissement et de législation dans le secteur. Pour publier légalement la photo d’un individu, il faut obtenir son autorisation. A ce sujet, les articles 226-1 à 226-8 du Code civil précisent que « tout individu jouit d’un droit au respect de sa vie privée ainsi que d’un droit à l’image » … Ce droit à l’image est reconnu sur Facebook.

Mais chez nous, sous la bannière injuste et jalouse, mauvaise compréhension de la notion d’autorité publique pouvant être critiquée, toutes vannes sont complètement ouvertes aux individus peu scrupuleux de ternir publiquement l’image de marque de nos autorités ou de publier leurs photos privées sans enquête spatio-temporelle préalable et sans avis ou explication.

Maitres chanteurs, colporteurs de fake-news et de dénigrements en ont fait leur premier terrain de prédilection.

 

Entendons-nous bien, la critique est un signe de vitalité démocratique et il n’est pas choquant qu’un homme ou une femme politique puisse être critiquée… dans le cadre de ses responsabilités politiques. Malheureusement, il y’a bien souvent des dérapages qui atterrissent dans le salon privé.

 

Dérapages punissables…

La loi n’autorisant que ce qui est légal, la réglementation nécessaire devant régir dans ce domaine devrait désormais être applicable et sévir durement sur ces multiples dérapages en la matière dans notre pays, le Centrafrique. Nous reconnaissons que l’effort louable et incessant du Gouvernement parmi tant de pays, à laisser passer moult délits de presses au nom de l’apaisement et surtout de la liberté d’expression. Résultat: aucun journaliste mis en prison alors que les délits de presse font légion. 

Mais jusqu’à quand ? – Une anarchie s’y installe progressivement, et risque à terme de devenir un frein à cette même liberté de la presse.

 

En effet, comment expliquer par exemple ce cas de figure-ci où, simplement pour nuire à l’image du Premier Ministre Monsieur NGREBADA Firmin à des fins politiciennes, une ancienne image, arrachée à l’intimité de sa vie privée, est capturée et se pavane sur les réseaux sociaux au nom, certainement diraient ses détracteurs, de la démocratie ou de leur notion erronée de personnalité publique attaquable ? 

Que nous enseignent cette photo et le commentaire qui l’accompagne ? Que le Premier Ministre fait mal son travail ? -Non !

Existe-t-il une incidence entre cette photo et son travail de Premier Ministre ? – Non !

Surtout que, d’après notre enquête, la photo est bien antérieure à sa nomination au poste de Premier Ministre.

Bref… Il est un exercice juridiquement déconseillé d’attaquer une personnalité publique sur sa vie privée. Encore que dans le cas présent, aucune investigation sérieuse n’a été faite pour confirmer ou infirmer l’angle d’attaque choisi. Alors à quel dessein est vouée cette sortie médiatique ?

Est-ce, à défaut de combattre loyalement sur le plan politique, s’agirait-il d’une attaque en dessous de la ceinture, signe d’une fébrilité non assumée ?

 

Nous nous en voudrions de ne pas souligner une telle bassesse d’esprit, comparable à une forfaiture, et qui relève principalement de la gangrène qui empêche le pays de progresser, simplement parce que l’on veut être ou prendre la place de son prochain. En tout cas, nul n’est censé durablement et impunément s’attaquer à l’image de marque des personnalités de la République, pour des futilités ne concernant guère leur vie professionnelle et éthique actuelle.

 

Prenons donc de la hauteur en toute lutte, de manière à être respecté par nos adversaires aussi bien politiques qu’intellectuels … La règle de noblesse et de l’art l’oblige.

Patriotiquement vôtre ,

 

La rédaction