L’Union des Démocrates Centrafricains (UDECA) s’insurge encore une fois contre toutes formes de mensonges, de calomnies, de désinformations, en somme, d’opérations de manipulation et
d’intoxication d’où qu’elles viennent, en particulier la dernière rumeur de coup d’État, visant à
retourner le peuple centrafricain contre ses dirigeants légaux et légitimes. Ça suffit !
Plus de 25 ans de cycles de violences et destructions (politique de la terre brûlée), à cause de la
voracité d’un nébuleux groupuscule assoiffé de pouvoir, manipulé par les mains de l’étranger et les ennemis de l’intérieur, le peuple centrafricain en a marre : trop c’est trop.
En effet, surprenants sont les enchaînements hypocrites, les retournements spectaculaires de veste, les positions contradictoires, puériles et douteuses par lesquels certains de nos concitoyens tentent de manipuler le peuple centrafricain et l’opinion internationale. Le seul but est d’obtenir une réaction explosive, chaotique et violente qui mettrait fin au processus de l’accord de Khartoum, une initiative africaine pour la paix en République Centrafricaine, un dialogue inter-centrafricain entre le gouvernement centrafricain et 14 groupes armés.
L’inexplicable, dans la conduite indigne de ces cadres civils et militaires, c’est que, dès la diffusion de la composition du Gouvernement NGREBADA I, certaines voix ont dénoncé la non-inclusivité en appelant à la stricte application de l’accord de Khartoum. C’est ce qui a amené la médiation africaine à organiser le sommet d’Addis-Abeba. Avec NGREBADA II, des propositions concrètes ont été apportées. Les éternels insatisfaits veulent le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la crémière.
Le gouvernement centrafricain et la communauté internationale ont bien voulu expérimenter cette autre voie pour une sortie rapide de crise. Ce choix politique du gouvernement répond aux attentes sécuritaires du peuple. Pour atteindre l’objectif de paix, un sacrifice s’impose à nous tous, une démarche conciliante en serait le moteur.
A cet effet, l’UDECA encourage et soutient les deux têtes de l’exécutif dans la poursuite intégrale de la mise en œuvre de la feuille de route de Khartoum, une condition indispensable pour le retour de la paix.
L’UDECA condamne fermement toute forme de récupération des faits quotidiens à des fins politiques (problème d’eau potable, départ à la retraite), toute forme d’incitation à la désobéissance civique (marche, occupation d’espace public), toute forme de dramatisation interprétative de textes de loi oubliant la situation exceptionnelle du pays (violation de la constitution, haute trahison du peuple).
L’UDECA estime que les mesures exceptionnelles et les attitudes clémentes du Gouvernement
répondent à l’égard des groupes armés à un besoin supérieur de la préservation de l’État et de
l’apaisement militaire et belliciste.
La politique factuelle de la main tendue dans notre pays dévasté par la guerre, la violence et la
pauvreté, est à soutenir par toutes les couches de notre population afin de juguler la longue et
interminable crise dont souffre le Centrafrique.
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