Des affrontements meurtriers ont opposé ce samedi et dimanche dernier des groupes armés à Bria, dans le Centre-Est de la Centrafrique.

Ces affrontements ont été lancé par les anti-balakas qui prétendent défendre les non-musulmans en s’attaquant aux positions du FPRC (Front Populaire pour la Renaissance de la Centrafrique) groupe ex séléka qui contrôle cette ville du pays très stratégique riche en ressources minières. Selon les informations locales recoupées, il s’agirait de simples heurts entre antibalaka et éléments du FPRC qui auraient pour origine un règlement de comptes entre des éléments des deux camps à propos de vol d’une moto, selon les témoins.

Des pertes en vies humaines ont été relevées dans les deux camps, a annoncé la MINUSCA qui a ajouté avoir pris des mesures de sécurité pour les bâtiments administratifs et les populations civiles.

Des témoins ont rapporté que ces heurts avaient fait au moins quatre morts et plusieurs blessés, cette information a été confirmé par le RJDH.

Selon le bilan officiel, il y a eu des dizaines de blessés et de déplacés.

Les combats entre les antibalaka et les milices de l’ex-rébellion de la Seleka avaient cessé dimanche après-midi, mais des tirs sporadiques étaient toujours entendus dans la soirée, selon des habitants de la ville.

Le FPRC a reçu le soutien d’un autre groupe de l’ex-Seleka, l’Unité pour la Centrafrique (UPC) du général Ali Darassa, lors de ces affrontements. Ce groupe étant occupant une grande partie de la région du centre de la RCA.

Le centre et Centre-Est de la RCA est en proie à des violentes crises à intermittence ou s’affrontent les groupes armés au gré de leurs alliances ou de leurs intérêts et ce, en présence des casques bleus de la Minusca.

Alors que l’Union Africaine se prépare à entamer des discussions pour la résolution de la crise et que les leaders des chefs de guerre se retrouvent à Kaga-Bandoro dans le nord du pays pour discuter de l’attitude à adopter, l’on ne peut que demeurer sceptique sur l’avenir de la Centrafrique.

KOTA WALI