Bambari : Une énième tentative des rebelles avortées.

A quelques jours de la journée mondiale de l’alimentation qui doit se tenir  en différée du 15 au 18 Novembre 2018 dans la ville de Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka, située dans le centre de la République Centrafricaine, on a assisté depuis le mercredi 31 octobre jusqu’au 06 Novembre à une haute tension palpable dans plusieurs quartiers de la ville, ponctuée par des affrontements meurtriers entre les soldats des forces onusiennes et centrafricaines d’une part face aux combattants ex sélékas de l’UPC du mercenaire et seigneur de guerre,  Ali Darassa d’autre part.

Tout porte à croire qu’il s’agit vraisemblablement d’une tentative de déstabilisation de la ville de Bambari. Pourtant la ville avait retrouvé un calme en prélude de la célébration de la Journée mondiale de l’alimentation.

Tout a commencé le mercredi 31 octobre lorsque la ville a été réveillée par des coups de feux et d’armes lourdes. Les forces mixtes se sont mis automatiquement à l’œuvre et ont occupé des points stratégiques de la ville tandis que les habitants sont restés terrés chez eux. Même si aucun bilan officiel n’a fuité jusqu’alors, selon des sources sur place, il y avait des morts et des blessés des deux camps. Mais la patrouille mixte Minusca-Faca qui a essuyé des tirs dans les quartiers musulmans de Hadji et du Camp Bornou à l’Est de la ville, a ratissé finalement la ville pour sécuriser la cité et les habitants. Certains insurgés ont été désarmés et d’autres ont pris la fuite.

Ces heurts entre les forces spéciales portugaises de la MINUSCA et des combattants de l’UPC pour le contrôle de quartiers périphériques à la ville et qui se sont poursuivis jusqu’au 05 Novembre, dénotent de l’importance de Bambari pour les deux camps. Un communiqué de la Minusca avait en outre indiqué que toutes les barrières illégales avaient été démantelées depuis ces derniers jours.

Le maire de la ville, Abel Matchipata, interrogé sur les faits, s’est étonné surtout de la motivation des agresseurs. Il s’est réjoui de la réouverture dès lundi 05 du marché central de la ville, occasion qui a suscité beaucoup d’engouement de nombreux commerçants et clients. Il a regretté que les groupes armés aient de la peine à se conformer au projet du gouvernement et de la communauté internationale, de faire de Bambari « une ville sans arme et sans groupes armés ».

La pacification de la ville de Bambari est une preuve palpable que les rapports de force ont changé de camp depuis un certain temps et que la ferme volonté du gouvernement centrafricain de sécuriser le territoire et ses populations est en œuvre. Reste à intensifier le redéploiement des FACA sur l’ensemble du territoire pour que cela devienne une réalité.

Le Phénix, pour DRN