La préfecture de la Haute Kotto a vu l’entrée dans son chef-lieu des FACAs qui n’y étaient plus depuis 2012, date à laquelle, les forces rebelles de la Séléka fonçaient sur Bangui.

C’est le 22 septembre dernier que deux convois distincts composés des forces armées centrafricaines encadrées par des Russes et les forces de la MINUSCA sont arrivés aux alentours de la ville de Bria. L’un étant positionné à une quinzaine de kilomètres de la ville et l’autre sur l’axe Bambari Bria au village d’Ippy. Pendant près de trois (3) heures, des detonations d’armes automatiques ont ébranlé la quiétude des lieux. Il s’agissait des éléménts du FPRC de Abdoulaye Hissein qui manifestaient leur mécontentement à l’arrivée des FACAs dans cette localité qu’ils controlaient depuis plus de sept (7) ans. Par ailleurs, le mouvement de la jeunesse locale, sous pression des chefs du FPRC, a annoncé la tenue mardi d’une ville morte à Bria pour contester catégoriquement la présence des soldats FACA dans cette ville minière du Nord du pays.

Pour le Gouvernement centrafricain par la voix de son Ministère de la Défense, il s’agit d’un enième déploiement des troupes régulières centrafricaines conformément à la politique du chef de l’Etat, le professeur TOUADERA qui a promis reconstruire l’Armée et redéployer l’autorité de l’Etat par la présence de son armée sur le terrain. Il s’agit également du respect des termes de l’Accord de Khartoum car ces FACAs devraient être incorporés dans les Unités Mixtes de sécurité aux cotés des éléments des groupes armés.

Après Dékoa, Sibut, Bambari et Kaga-Bandoro, Bria devient une ville ou la presence militaire légale s’installe. Les villes de Ndele et de Birao, bastion des dernières rebellions en RCA sont les prochaines destinations des FACAs.

L’on ne peut que souhaiter un rapide retour de la paix et de la sécurité en RCA avec le redéploiement total des forces régaliennes sur toute étendue du territoire pour la protection des populations et de l’administration publique.

 

KOTA WALI de DRN