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Centrafrique : les Nations Unies par M. Antonio Guterres au chevet du Centrafricain.

Le déplacement des hautes personnalités qualifiées  pouvant mettre un terme définitif à certaines situations chaotiques dans le monde a toujours été très médiatique comme le cas de celui de  M. Antonio Manuel de Oliviera Guterres l’ancien premier ministre portugais devenu Secrétaire Général des nations unies depuis le 1er janvier 2017 prévu en Centrafrique pour ce 24 octobre 2017. Nous sommes sans ignorer que ce pays traverse une des périodes les plus dures  de son histoire. La quasi-totalité de son territoire est occupée par les troupes rebelles qui ne cessent d’augmenter en puissance faisant des ravages parmi la population sur leurs passages. Une fois de plus les Nations Unies portent secours à ce peuple meurtri dans sa chair depuis des années par la présence de son numéro un dans ce pays. Depuis l’éclatement de la crise centrafricaine, les nations unies ne sont pas restées carpe muette dans la recherche de la  paix dans cette crise inutile qui a fait de milliers de morts. De résolutions en résolutions,  cette nation s’est vue assistée par une multitude d’autres nations tant africaines qu’européennes.

« La communauté internationale ne s’engage pas suffisamment, ne mobilise pas suffisamment ses ressources et ses capacités pour aider la Centrafrique » a martelé le numéro un des Nations Unies  M. Antonio Guterres ce mardi 24 octobre 2017 à son arrivée à Bangui en Centrafrique. Mais une question reste à se poser : de quelle communauté internationale parle t- on dans ce contexte si ce n’est qu’un mea-culpa?

La population centrafricaine dans son entier reste divisée sur les retombées positives attendues de la visite de cette grande personnalité qui a prévu se rendre dans les zones les plus touchées pour bien s’imprégner de la catastrophe. Il est à rappeler aussi que M. Antonio Guterres connait bien la situation centrafricaine car il s’y est rendu plusieurs fois en qualité du haut commissaire de l’ONU pour les réfugiés. Cette visite marque t-elle un tournant positif dans la crise centrafricaine ?

Avec la visite de la ville de Bangassou, le Secrétaire Général des nations Unies plaide en faveur de la Centrafrique avec une augmentation de plus de 900 hommes de la MINUSCA sur les 12500 existants depuis 2014 après le départ des forces françaises de la Sangaris. Cette demande se fait dans un contexte un peu turbulent où beaucoup de centrafricains vivant de loin ou de près cette crise meurtrière  ne cessent de montrer leur scepticisme quant à la réussite de la mission de ces forces onusiennes dites d’interposition. La ville de Bocaranga a été libérée en trois semaines après qu’elle ait été occupée par les troupes de SIDIKI   mais qu’en est-il de la ville de Bangassou occupée depuis plus de cinq mois avec la mort d’une dizaine de casque bleus?

L’augmentation de l’effectif de ces casques bleus demandée par le numéro un des Nations Unies afin de mener à bien ces missions assignées à cette force onusienne nécessite beaucoup de fonds et cela se fait au moment où la venue de Donald Trump à la maison blanche semble ralentir la participation financière des Etats Unis dans les missions de maintien de la paix dans le monde.

Deux questions parmi tant d’autres attendent de réponses :

  • Avec la présence de Mr. Jane COMOR avocate des droits de victimes des nations unies à ses cotés, et la visite prévue aux victimes d’abus sexuels. Pouvons-nous attendre à des sanctions contre des casques bleus accusés d’abus sexuels?
  • Y aura-t-il un changement dans les interventions des casques bleus accusés de passivité ?

 

La Centrafrique rentre dans les souvenirs de M. Antonio Guterress car cela marque sa première visite à une mission de maintien de la paix dans une crise meurtrière qu’il qualifie de crise dramatique mais oubliée. Cette visite qui coïncide avec la journée des Nations Unies qu’il trouve mieux de rentre visite de solidarité au peuple centrafricain, aux humanitaires et aux casques bleus qui sont devenus de cibles pour les acteurs de la crise centrafricaine.

Beaucoup de villes centrafricaines ont été le théâtre de violence ces derniers mois, le niveau d’insécurité augmente de jour en jour sur toute l’étendue du territoire et nous souhaitons tous que la communauté internationale nous aide à dire non une fois pour toute à des bévues inimaginables commises en Centrafrique le pays de ZO KWE ZO. Que cette visite tant médiatisée nous apporte de l’espoir.

La présence du numéro un des Nations Unies  M. Antonio Guterres marque t-elle le début d’un tournant positif souhaité dans la crise centrafricaine ? Seul l’avenir nous le dira après ces quatre jours.

 

Mais pour le moment le peuple centrafricain chercheur  de la paix ne cessera jamais d’être reconnaissant envers tous ceux qui l’assistent dans ce moment difficiles et les quatre jours prévus pour la visite de cette grande personnalité des Nations Unies lui apportera quelques changements attendus pour son bien être .

Le Centro Rassembleur