Boris Becker,  quoi savoir ?

Le voile est levé en plein jour sur les buzz en avalanche de certains médias : le Monde, RFI, Deutsche Welle, Corbeau News ou Mondafrique. Lorsqu’ils s’y mettent de cette manière et souvent en groupe, cela interroge.


Pour certains d’entre eux, c’est à dessein de caricaturer un dirigeant qui se bat pour les intérêts de son pays, et qu’ils trouvent peu « orthodoxe », au regard du maintien de leurs propres intérêts.
Dans ce cas précis de l’affaire « Boris Beker » relayée à défaut comme un mauvais système de gouvernance du gouvernement centrafricain, il ne fait plus l’ombre d’un doute : on s’acharne à grossir depuis peu toute affaire anodine pour mettre en difficulté le régime de Bangui.

Pourquoi ? A quelles fins ?
Les Présidents ne sont-ils plus libres de nommer qui ils veulent comme conseillers ? En quoi ce zoom fait sur l’actualité supposée Boris Becker entame t-il la bonne volonté de chercher voies et moyens, y compris des diplomates, pour faire sortir la République Centrafricaine d’une crise militaro-politique trentagénaire ? Boris Becker, mis à part ses démêlées judiciaires personnelles de fortunes, n’est-il pas, en tant que figure de proue du sport européen (triple champion de tennis) une personnalité du milieu diplomatique européen ?
Bref, l’analyse de l’article de Mondafrique « Centrafrique, le Président Touadéra au secours de Boris Becker » va nous servir de flotteur d’analyse…

Il est, en effet, on ne peut plus clair, que Mondafrique est pas une presse indépendante. Sans entrer dans le secret des dieux, il m’apparait comme vraisemblable qu’elle soit inféodée, à l’instar de ces médias de propagande, de désinformation et de dénigrement, aux ordres de mentors et des états, auprès de qui ou desquels elle opère leur croisade médiatique contre les régimes ciblés du monde africain. Pour Dandaranews, laisser faire Mondafrique dans sa focalisation ubuesque sur le Centrafrique, c’est la cautionner dans sa mission destructrice du régime de Bangui, régime qui, pourtant, œuvre enfin de plein pied pour une relève amorcée, après cette crise militaro-politique trentagénaire.
Le groin de Mondafrique a fouillé, refouillé. Pas grand-chose à se mettre sous les crocs ces temps-ci… Des attardements anachroniques sur des faits antérieurs d’une époque sont de maigres déconfitures retrouvées ci et là. Et puis, un Eurêka… Cela aurait suffi d’en titrer gaillardement un nouvel article, un énième de la série : « Centrafrique, le président Touadéra au secours de Boris Becker ».
Je voudrais bien respecter mon collègue Aza Boukhris, l’auteur de l’article pour ses investigations orientées, sauf que plusieurs d’entre elles souffrent d’un anachronisme hors-pair ou ne sont pas imputables à Touadéra, a-t-il finalement reconnu, lorsqu’il cite les années 2008-2013.
Le rebondissement de l’affaire « Boris Becker » seul, menacé par une procédure de mise en faillite personnelle, et qui a évoqué son rôle d’ambassadeur de l’Union européenne en République centrafricaine, semble être exploité comme le fait avéré contre le régime actuel centrafricain. Cependant, avoir des démêlées de justice n’est pas le propre que d’un certain Boris Becker, nous en avons vécu récemment des épisodes bien plus précieuses et fragrantes que celui d’un simple ambassadeur près l’Union Européenne. Les cas récents Bolloré, Sarkozy sont plus illustres, n’est-pas ? Si la justice suit son cours, ces inculpations maintenues, rien empêcherait Touadéra, l’homme épris de justice et de l’impunité pour lesquelles il se bat d’ailleurs quotidiennement, refusant encore l’amnistie aux auteurs de crimes crapuleux et de guerre chez lui, de lever une quelconque immunité diplomatique conférée au présumé B. Becker. C’est si simple comme bonjour…
« La décision de lancer une procédure de mise en faillite à mon encontre est totalement injustifiée. Tout ceci me porte tort financièrement, professionnellement et touche également mes proches. J’ai fait la demande de l’immunité diplomatique comme j’en ai le droit afin de mettre un terme à cette farce. Et une fois que tout sera terminé, ce sera à mon tour de réclamer des dommages et intérêts. Je poursuivrai les personnes qui ont initié cette procédure et les obligerait à assumer publiquement leur responsabilité », a déclaré Boris Becker à l’équipe Tennis de NEWS ACTU.
Il est évident que la nomination d’un ambassadeur, surtout d’ambassadeur de l’Union européenne chargé des affaires sportives, culturelles et humanitaires auprès de la République centrafricaine, sans en maitriser la procédure, ne requiert pas l’avis ou la consultation de l’Assemblée nationale comme le souligne Mondafrique. Quant au conseil de Ministres, comment Mondafrique aurait-il su qu’il n’est pas consulté ? Cette presse aurait-elle des oreilles indiscrètes, comme l’Occident en a la vilaine habitude, dans le gouvernement centrafricain qui lui livrent des secrets d’Etats en violation de leur droit de réserve ?
Plus prégnante que ce fait usuel de Chef d’état africain volontairement grossi à la loupe, une attaque très appuyée de Mondafrique qui cible à dessein l’époque boziziste…
Waouh ! De véritables professionnels de la désinformation. Qualifiant les années 2008-2013 de tandem « Bozize-Touadéra » …, j’ai bien applaudi cette ruse cocasse : Mondafrique est ad maestria dans son rôle obscur, celui ici de chercher coûte que coûte à proclamer insidieusement que c’est le régime boziziste qui revient ou que le régime Touadéra est le doublant du premier, de sorte à faire justifier sa conclusion, forclusion qui en dit long sur sa finalité : « on ne change pas les mauvaises pratiques. Tel est ce régime de prédateurs, sans considération pour les règles nationales et internationales, soutenus à coup de centaine de millions de dollars par la France, l’ONU, la Banque Mondiale, la BAD et maintenant la Russie. Quand cette tragique farce va-t-elle s’arrêter ? »
Mon cher Monsieur Aza Boukhris, t’inquiète. Pour qui écris-tu ? Si les centrafricains étaient pris pour cible, de grâce, garde pour toi ton malin pessimisme, ton incitation à faire priver le Centrafrique de finances et d’aides, ton invite d’encourager les mercenaires expatriés imposés comme patriotes rebelles à prendre notre pays en otage et à le « libyenniser ». Nous, Centrafricains, ne sommes plus dupes désormais, et connaissons parfaitement par expérience ces manèges diaboliques de la presse. Nous ne cèderons plus à vos diverses stratégies d’instrumentalisation, de division, de propagande pour une guerre fratricide que vous n’aurez jamais.
Certes, le Président Touadéra semble être dans votre visière ? Mais dommage ! Très majoritairement, son peuple l’adore, lui réitère sans cesse sa confiance dans les engagements salutaires et visionnaires qu’il s’emploie à traduire dans les faits en vue d’une sortie de crise.

Qu’allez-vous narrer encore très prochainement… ?
Vous êtes dans la mise en œuvre de vos plans médiatiques macabres. Vous sachant ainsi que vos commanditaires « vautours professionnels » au profit d’intérêts déguisés, Dandaranews sera l’œil du peuple pour dénoncer toujours et toujours vos articles diffamants désinformant. Soyez en sûrs et certains.
C’est aussi cela, la guerre médiatique pour faire transcender la vérité.

Dominique MOUNDOUVOUKO