La Capitale centrafricaine fait face à un problème de carburant depuis quelques semaines. Ce manquement impacte sur le fonctionnement de l’administration et aussi de l’économie à travers la hausse des prix de transport en commun dans certaines artères de la Capitale.

La rareté des carburants dans les stations de la ville de Bangui perturbe le mode de vie des Centrafricains dans le domaine des transports, voire économique. Les raisons de cette rareté se diversifient d’une bouche à une autre. Selon le Directeur Général de la Société Centrafricaine de Stockage des produits Pétroliers (SOCASP) M. Ernest-Fortuné BATTA, il souligne que l’étiage du fleuve Oubangui est la principale cause de ce problème car selon lui, le fleuve Oubangui est la principale issue d’accès au port Congolais de Matadi. Cette baisse du niveau des eaux du fleuve Oubangui selon le Directeur Général de SOCASP, empêche la montée rapide des bateaux de la Société Centrafricaine des Transports Fluviaux (SOCATRAF) qui transportent ces produits pétroliers déjà commandés et ceux, pour le mois de juin.

Ce fort besoin des consommateurs s’explique clairement par cet afflux des véhicules, motocyclettes etc. dans les points de ces stations de service donnant l’impression d’une grave pénurie qui n’est pas totalement réelle selon le Directeur Général de SOCASP. Ernest Fortuné BATTA souligne que c’est aussi un malentendu entre les gestionnaires et les stations de service ainsi que le personnel de service des week-end.

Par ailleurs, le Directeur Général de SOCASP rassure que des camions sont déjà en route depuis le port de Douala (Cameroun) en destination de Bangui, et pour ce fait, des négociations sont en cours avec les services douaniers pour que les camions viennent en convoi unique afin de palier à ce problème capital.

Dès les quatre heures du matin, depuis le début de cette crise de carburant, c’est toute une queue de véhicules, motocyclettes, de personnes qui s’alignent en fil indien pour attendre l’ouverture des stations-services à 6h du matin.

L’on remarque également que les points de vente des carburants en détail dont un litre était à 1000 FCFA passe aujourd’hui à 1300 le litre, tandis que le prix du litre au niveau des stations de service reste le même.

Par conséquent, les taxi-moto qui contribuent très activement au transport commun à Bangui ont augmenté leur prix selon les distances tandis que les taxis et bus sont restés sur leur barème identique. Suite à cela, l’on ne cesse de constater des retards dans les services d’Etat et privés indépendamment de la volonté des agents. Ce qui est un manque à gagner pour l’économie si cela perdure encore.

Ben